On arrive dans la période Juillet – Aout et qui dit « été », dit « chaleur » … Bon pas vraiment, on reformule : qui dit « période estivale », dit « moins de monde à l’association » (ce qui est normal). Pour information, nous nous retrouvons à la médiathèque des Chartreux (entrée via le 118 Rue Romain Rolland à Troyes) jusqu’à la rentrée scolaire.

Notre président, comme tous les jours de l’année, se démène pour nous obtenir une nouvelle armoire qui ferme (la serrure actuelle est plutôt récalcitrante) mais aussi organiser au mieux un évènement inter asso qui aura lieu courant Octobre afin de soutenir la lutte contre le cancer du sein… Et pendant que Bruno donne de son temps, beaucoup de membres Stratejeux partent en vacances et vont faire un détour par le Flip… Je vous écris un court article là-dessus dans la semaine prochaine.

Alors niveau jeux, cette semaine il y en avait pour tous les goûts… Partons, dans un premier temps, dans les airs avec le récent Wyrmspan. Dans ce titre qui reprend la mécanique de Wingspan, les joueurs incarnent des dragonistes explorant et attirant des dragons fantastiques dans des grottes. Voici la bande annonce de ce jeu édité remarquablement par Stonemayer games.

L’édition est tout bonnement incroyable, énormément de cartes de dragons (toutes différentes) quelques plateaux modulaires (guildes dragonistes et objectifs de manches différents) qui renouvellent les parties. Un guide naturaliste sur les différents dragons rencontrés dans le jeu est même présent dans la boite permettant de développer du fluff.

Wyrmspan n’est pas une simple transposition du monde des oiseaux à un mode plus fantastique avec les dragons. L’aspect aléatoire des ressources est remplacé par des ressources récupérables selon la volonté des joueurs. Ce changement est peut-être lié au changement d’autrice des mécaniques du jeu. En effet, Elizabeth Hargrave est présente pour le développement et l’équilibrage du jeu mais c’est Connie Vogelman qui est à l’origine du fonctionnement de ce titre.

Dans Wyrmspan, la gestion de ressource est primordiale notamment des pièces qui permettent de réaliser les actions. On pourra : creuser nos 3 grottes présents sur le plateau-joueur, attirer des dragons, ou envoyer un aventurier dans nos galeries (activation horizontale de la gauche vers la droite). Ceux-ci nous permettront récupérer ressources, cartes de dragons ou carte grotte. L’aspect combinatoire est toujours très présent entre les cartes dragons mais l’ensemble n’est pas trop indigeste. On peut classer ce titre dans une catégorie initié. Sans être une déclinaison trop commerciale, Wyrmspan a, il me semble, une identité propre qui peut s’installer sur la durée. La question est, est ce que les 1.4 millions de joueurs qui possèdent Wingspan vont remettre le couvert ? Son ainé avait l’avantage de proposer comme contexte ludique « la nature » bien avant que ce thème soit à la mode. Cela lui donnait son originalité… Même s’il n’a rien à voir avec Wyrmspan/Wingspan, je conseille également Mariposas d’Elizabeth Hargrave qui transpose encore une fois habillement le thème de la nature et mécanique ludique (ce jeu est actuellement en solde chez gigamic au festival de Parthenay)

Après s’être baladé dans les airs, plongeons au fond de la mer avec Ecosystème Océan.

Ce jeu de draft a l’avantage d’être une proposition ludique simple mais extrêmement thématique. Les joueurs vont drafter deux séries de 10 cartes animaux durant les 2 manches du jeu afin de constituer un écosystème de 5×4 cartes. Les animaux, classés en 3 grandes catégories, doivent être placés de manières orthogonales à d’autres cartes afin de marquer des points. Quelques exemples : les poissons clowns doivent être à coté des coraux ou du plancton, le mérou mange le krill mais ces derniers doivent être par lots de 3 pour scorer au maximum…. Les joueurs vont donc devoir au cours des 15min de la partie, réaliser un petit casse-tête pour optimiser ses points. Le décompte est d’autant plus malin qu’il faut essayer d’avoir des scores homogènes entre les 3 catégories d’animaux pour maximiser son score.

Voici une explication du jeu réalisée par l’éditeur :

Sans être inoubliable, ce jeu de Matt Simpson a l’avantage d’être efficace. Il existe également une version écosystème forêt actuellement en vente.

Hier soir, c’était la soirée mensuelle avec arts et jeux Sancéens et les jeux de cartes étaient à l’honneur. Je n’ai pas pris en photo la totalité des jeux sortis : Spendor, Abyss Conspiracy, Sushi Go party, Forêt mixte, Dominion … En voici quelques autres en photos :

Cela fait 3 fois que nous vous en parlons mais Mycelia et ses jolies champignons étaient de la fête. L’article traitant de ses mécaniques est juste en dessous

Le très classique 7 wonders Architect d’Antoine Bauza a vu la victoire la pyramide de Gizeh sur toutes les autres civilisations (Bravo Béatrice !). Le principe de ce jeu est extrêmement simple, à son tour, le joueur pioche une carte cachée au centre ou une carte visible accessible sur une pioche accessible à ses voisins. Ces cartes apportent des ressources pour construire rapidement sa merveille. Comme son ainé, les sciences apportent de l’optimisation, et l’aspect militaire de l’interaction. Un vrai jeu développé pour la famille à l’image du récent Capitaine Flip.

Qui dit jeux de cartes, dit forcement jeux traditionnels et qui dit jeux traditionnel, dit jeux de plis… Petit focus rapide sur Niet ! de Stefan Dorra édité chez Iello. Ce jeu se décompose en 2 phases, dans un premier temps, en consultant sa main, les joueurs vont tenter d’influencer les conditions de la manche à suivre : premier joueur, couleur de l’atout… Puis dans un second temps, les participants déterminent leurs coéquipiers pour joueur de manière plus classique… Attention aux points négatifs qui trainent… Niet !apporte une phase originale au jeux de plis.

Les jeux sur le thème de la nature ont la côte, en ce moment… Parlons de l’excellent Cubirds. Dans ce jeu, l’objectif est de scorer des familles d’oiseaux devant soi.. Le principe de prise de cartes est d’encadrer un lot d’oiseaux qui se posent nonchalamment sur des fils électriques entre 2 animaux de la même famille. En faisant cela, les piafs encadrés vont dans notre main. Lorsque nous en avons suffisamment, un joueur peut faire « une envolé », lui permettant de conserver des cartes devant soi. Le rythme de la partie est extrêmement important car dès qu’un joueur n’a plus de cartes en main, la manche se termine et toutes les cartes collectées dans les mains sont perdues nécessitant une nouvelle collecte… On a entendu Samuel pesté lorsqu’ Aurelie a terminé une manche de la sorte !

On termine ce petit article par Biotopes, jeu qui était à l’origine, en financement participatif entièrement produit en France. Ce jeu initié se joue en 6 tours. Chaque tour est décomposé en 2 phases. Lors de la production, les joueurs vont piochés dans un sac des ressources. Le nombre de cubes piochés dépend de la quantité de territoires contrôlés. Ensuite, c’est la phase d’actions constituées de 7 différentes. La principale consiste à dépenser des cubes pour contrôler des cartes animaux (apportant des effets combinatoires). On ajoute à cela une course à des objectifs communs, des combats d’influence… Les joueurs se retrouvent donc concentrer sur leur petit casse tête en essayant de ne pas oublier un effet de carte décisif… Ce n’est pas le moment de te disperser Muriel !

Vous voulez savoir ce que ça fait d’être surpris en pleine stratégie lors d’une partie d’Ark Nova et bien ça donne ça !

Ce vendredi, nous avons donc joué à quelques jeux dans notre salle du centre René Peltier. World wonders et ses jolies polyominos (Béatrice s’est d’ailleurs précipitée sur l’extension) , Ark Nova et ses jolies bébêtes… et ….

… comme la météo du moment est automnal quoi de plus logique que de vous parler d’un jeu à base de champignons tout mignons : Mycelia.

Mycelia est un jeu édité par Ravensburger qui nous a été envoyé par cet éditeur afin de le présenter au public lors du festival de St André. Bien que ce jeu ai été récupéré par une autre association, la découverte m’a donné envie de me le procurer rapidement.

Sur le concept, Mycelia est un deck building, avec de légers twists agréables : à son tour nous avons et devons poser 3 cartes de sa main, les cartes achetées ne vont pas dans la défausse mais sur sa pioche, la conception graphique est magnifique et pleine de poésie, l’accessibilité est grande… Daniel Greiner a crée un jeu avec de nombreux atouts…

Ce qui fait l’originalité principale du jeu est son rythme. En effet, Mycelia est un jeu de course où il faut être le premier à vider toutes les gouttes de son plateau personnel. Pour cela, les cartes vont nous permettre de les déplacer vers un puits placé en haut de notre plateau. Bien sur, en achetant des cartes plus efficaces, la dynamique de jeu s’accélère en cours de la partie. Lorsqu’un certain nombre de gouttes sont éliminées, un mécanisme sur un socle en 3D va ajouter quelques gouttes supplémentaires sur les plateaux des joueurs.

Ce dernier point est d’ailleurs très méchant, j’avais habilement éliminé les gouttes de mon plateau en premier mais Béatrice à réussi à nous en ajouter. Une victoire perfide qui montre l’intelligence de ce titre familial et où la victoire se joue souvent sur le fil.

Pour vous donner une petite idée des mécanismes du jeu et à quoi il ressemble voici cette petite vidéo de présentation et avis.

Nous nous retrouvons la semaine prochaine à Saint Julien les villa pour notre soirée commune avec arts et jeux Sancéens sur le thème des jeux de cartes.

Le week end dernier, c’était le plus grand festival de jeu de l’agglomération Troyenne organisé par la ludothèque de St André les Vergers… L’ambiance était toujours là et surtout le plaisir de partager des moments avec le public et les autres associations ludiques de l’agglomération. Niveau affluence, cette édition n’est sans doute pas la meilleure…

Sur la place de la salle des fêtes beaucoup d’animations avec les boutiques de Troyes mais aussi de nombreux jeux d’adresse.

A l’intérieur de la salle des fêtes, des jeux de logique étaient présenté, ainsi que quelques jeux de société… L’entreprise TGCM avait, comme toujours, fait le déplacement pour nous montrer leurs magnifiques figurines… J’ai, comme chaque année, craqué. Quel plaisir de rencontrer des créateurs de jeux qui transmettent leur passion qui va de la conception à la peinture des figurines.

Quelques figurines de la gamme Briskars
Quelques figurines de la gamme Kharn-ages

Au niveau de la grange, Clara et Samuel ont pu écouter une conférence (« bien plus que de simples jeux ») qui parle de plusieurs jeux abstraits…

Les associations étaient, quant à elles, dans la maison des sociétés… Quelques jeux nous ont été offerts par des éditeurs afin de les présenter au public. Voici quelques photos prises sur le moment :

Sur les traces de Darwin
Nimalia
Arnaud en train de jouer à un de 3 faufile-toi avec son fils
L’excellent Mycelia, on a parle dans le prochain article
Le classique Diamant
Arnaud et Olivier en pleine réflexion sur Cascadia
Paquet de Chips
Twin it edition japon
Et le classique Azul !

Ce soir, la soirée ne sera pas à 20h30 mais 21h, une AG bloque nos salles jusqu’à 21h et nous n’aurons accès aux locaux qu’après cet horaire.
Nous aurons en contrepartie la possibilité de pousser jusqu’à 3h du mat.
Au programme : nous jouons aux jeux que nous allons présenter le lendemain au festival de St André les vergers.

Ce vendredi 3 mai, double évènement :

-C’est notre 4ème soirée commune avec Arts et jeux sancéens et à nouveau, une 40ène de personnes ont fait le déplacement. Le thème de la soirée était l’espace.

-Un auteur de jeu de marque était présent Fred Henry : créateur de systèmes de jeu qu’il adore développer : Cardline, les Bâtisseurs, Conan mais aussi patron de l’entreprise Monolith.

Parlons de notre gest, en tournée dans toute la France pour nous présenter Bounty Hunter. Ce jeu, dans l’univers de Star Wars, vous propose de gérer votre équipe de chasseurs de primes désirant gagner des points à travers 3 objectifs : capturer des cibles, terminer des contrats, acheter des droïdes et des caisses au marché de Jawa.

Mécaniquement, Fred Henry reprend la dynamique des bâtisseurs (ou des inventeurs) qui consiste à placer une carte face à une autre pour la capturer. Bien sur les cartes vont comboter  et un système de draft modifie l’ensemble.

Cette vidéo vous permet de comprendre la mécanique générale:

Il nous proposait de le défier à son propre jeu pour gagner 2 boites de Claustrophobia 1643… Un participant a réussi cet exploit et a offert les deux jeux aux deux assos présentes… Un grand merci à lui et à la venue de Fred pour cette belle soirée !  Ce jeu sort dans nos boutiques préférées aujourd’hui : may the 4th be with you !

Continuons d’explorer notre galaxie ludique avec le grand ancien Galaxy Truckers. Ce jeu coopératif deVlaada Chvátil est actuellement édité par Iello. Le principe est ultra simple : survivre après 3 manches de jeu. Une manche se joue toujours en 2 temps : en premier, les joueurs vont piocher des composants du vaisseau dans un entrepôt. Il faut aller vite et respecter au mieux les contraintes de poses. Ensuite, la 2ème manche consiste à visualiser les évènements qui détruisent petit à petit notre vaisseau. Ce n’est pas toujours très stratégique mais l’ensemble est original et bien rythmé.

Nous avons pu jouer à un dérivé de Terraforming mars… la version jeu de dés. La mission consiste toujours à rendre Mars habitable en remplissant 2 conditions de fin de partie parmi 3 (oxygène, chaleur, humidité). Les joueurs placent de petits hexagones sur un plateau central et utilisent un système de cartes pour cela. Ces mêmes cartes permettent également de développer votre corporation. Ce qui change par rapport à son ainé, c’est que les ressources des joueurs sont les dés ! Il en ressort une version plus rapide et moins épique que l’original mais qui a le mérite d’être extrêmement dynamique et gratifiant.

Sortons de notre nébuleuse de p’tit cube pour aller vers Planet Unknown. Un jeu de niveau moyen. Un plateau tournant est posé au centre de la table. Le joueur actif tourne celui-ci pour récupérer un polyomino qu’il doit placer sur son plateau personnel (il y a bien sur des contraintes de pose sinon c’est pas drôle) . Les autres doivent également faire de même avec la forme qui pointe face à eux. En plaçant les formes, on complète des objectifs personnels ou communs avec ses voisins de table, ainsi on remporte de plus en plus de PV. On ajoute des échelles qui permettent de débloquer des bonus, des véhicules qui récupèrent des ressources… Un jeu atypique et plaisant.

Je termine par le jeu le plus complexe de la soirée où Bruno Renaud et Olivier se sont frottés. Il s’agit de High frontier for all. Le plateau central représente notre système solaire et ses possibilités d’industrialisation.   Vous êtes à la tête d’une entreprise spatiale et vous devrez développer des technologies innovantes et faire preuve de précision dans la navigation de votre vaisseau spatial. Jeu atypique mêlant deckbuiding et développement, il propose un gameplay où la victoire ne s’obtient pas avec une stratégie bien tracée, elle s’obtient avec de l’improvisation et une liberté de stratégie immense. Ce jeu est à sa 4ème édition et a été développé par un spécialiste de la question.  

Vivement la prochaine soirée commune et notre rencontre au festival de St André les vergers, ce mois-ci.

Ce vendredi, cinq membres de l’association ont fait le déplacement pour jouer ce vendredi… Vacances scolaires obligent, nous nous sommes retrouvés à la médiathèque des chartreux.

Deux titres sont sortis… Parlons rapidement de ces 2 jeux :

Kingsburg  est un grand classique qui a toujours été apprécié chez Stratéjeux. La seconde édition de ce classique a été, pour nous, l’occasion de le ressortir.

Une partie se déroule sur 5 années, elles-mêmes décomposées en saisons. A coup de pelleté de dés nous devons soudoyer les personnages de la cour du roi afin qu’ils nous octroient leurs faveurs et tenter de bâtir différentes constructions dans la ville qui nous a été confiée.  La malchance du tirage de dés est gommée par l’acquisition de privilèges qui nous aide dans notre tâche. Mais quand arrive l’hiver, on recrute quelques militaires au besoin et on défend sa ville d’une horde guerrière (composée de barbares, de gobelins…) sous peine de malus.

Avec un plateau central rempli de petits cubes, on pourrait croire que ce titre est réservé aux joueurs experts et il n’en est rien… Kingsburg s’adresse au plus grand nombre et cette réédition est bienvenue. Pour vous donner une idée de la mécanique centrale, voici un ludochrono filmé lors de sa première itération :

Ensuite, nous avons continué avec The Artemis Odyssey. Nouvelle version d’Ad Astra, dans ce jeu, nous incarnons une compagnie spatiale voulant explorer la galaxie afin de récolter un maximum de ressources… Ah, le capitalisme débridé ! Ce jeu est le dernier du regretté Serge Laget associé à Bruno Faidutti. Il repose sur de la planification. Chaque joueur va sélectionner une carte action parmi une main de cartes de 10, et va la positionner sur un plateau central. L’ordre de résolution des actions se fait ensuite de la gauche vers la droite dans la phase suivante. Autre élément important : les actions ont un effet pour le joueur qui a joué la carte mais également pour les autres. On va pouvoir produire,  voyager, construire, réaliser des échanges commerciaux et surtout scorer des points (avec des points dépendant de 2 conditions. Le propriétaire de la carte choisit le type de son choix. L’intégralité des joueurs marquent des points en fonction de la condition). Nous avons bien moins apprécié la partie (enfin sauf pour ceux qui avaient des planètes eau bouffe et énergie). Difficile de rattraper un joueur en tête… Il en ressort un vrai déséquilibré entre les joueurs… Il faut surement en refaire une pour vous donner un avis définitif.

Je termine cet article pour vous préciser que notre prochaine soirée aura lieu en compagnie d’Arts et jeux Sancéen dans la salle André Grimont à Saint Julien

Le thème de l’espace a été vite choisi car nous avons l’immense honneur de recevoir Fred Henry. Pour ceux qui ne le connaissent pas c’est l’auteur de la saga timeline, Cardline, Conan, les inventeurs, les bâtisseurs, etc…. Et le créateur de la maison d’édition monolith (qui vient de racheter la licence confrontation). Il sort ce 3 mai le jeu Bounty hunter dans l’univers de star wars. Je recommande son interview récente :

Nous étions en petit comité, ce vendredi, avec deux tables de jeux en parallèle bercé par un reggae provenant de l’extérieur… Passons donc à la présentation des 2 jeux joués hier soir…

Renaud avait apporté un grand ancien : Invasions, jeu publié par Asmodée en 2006. L’objectif des joueurs est de remporter le maximum de points de victoire en affirmant sa suprématie sur l’Europe en 800 ap- JC… Vous l’avez compris, le thème de ce jeu est sur l’ère des vikings…

A notre tour, un joueur a 7 points d’action à consommer. On peut charger des ressources ou soldats dans son bateau, récupérer des cartes actions mais aussi se déplacer sur la map centrale avec son bateau. Arrivé à proximité des villes, le commerce est possible, quand ce n’est pas le pillage ou la colonisation (qui se fait à coup de jets de dés) …

Au fur et à mesure de la partie, les objectifs communs sont remportés… Quand il n’y en a plus, un décompte avec de bonifications de majorité est réalisé. Renaud a habilement su coloniser les territoires proches du nord pendant que Raphaël a mené des expéditions ridicules sur la ville de Rome sans succès… Comme quoi, il faut avoir des cheveux un peu longs et pas trop clairsemés pour remporter une victoire avec un jeu sur le thème des vikings.

Béatrice quant à elle nous a gâté en apportant une boite de jeu « deluxe » des châteaux de bourgogne. Pesant 56kg et aussi grand qu’un frigo pour caravane, Alexia, David et Bruno ont pu découvrir des magnifiques pièces en métal, des sacs triple épaisseur, des plateaux double couches et des pions joueurs sculptés… Clairement, étant sur la table d’à côté, ça donnait envie ! Regardez cette petite vidéo de présentation (le jeu original est à contrario particulièrement austère) :

Ce titre, issu de la collection Aléa chez Ravensburger n’est pas non plus très récent (2011). Stefan Feld a imaginé un jeu de tuiles intelligent. A son tour, les joueurs vont lancer 2 dés qui vont imposer 2 actions parmi les 4 suivantes :  prendre un élément du plateau central dans sa réserve, placer de sa réserve un élément sur son plateau personnel, vendre une marchandise ou prendre des ouvriers (qui temporisent la malchance du dé) … Les différentes façons de marquer des points sont nombreuses (recouvrir des cases, placer des animaux…) et il faut se dépêcher pour distancer ses adversaires et optimiser ses actions. Comme toujours, avec cet auteur, les interactions entre joueurs sont limitées mais le jeu reste riche (effet des bâtiments posés dans son domaine…) … Peut être pas assez pour les aficionados de Stefan Feld.

Comme tous les premiers vendredis du mois, depuis ce début d’année, nous participons à l’animation d’Arts et jeux sancéens dans leur local… Le thème était les jeux de dés et nous étions une quarantaine à avoir fait le déplacement.

Cet article va vous permettre de passer en revue une succession de titres emmenés par les membres de nos associations respectives….

Commençons par le plus simple et surement le plus ancien : Perudo (qui a été As d’or jeu de l’année 1995 ma p’tite dame) Le principe est d’arriver à estimer le nombre de dés d’une valeur présente sous tous les gobelets des joueurs… La proposition va être par exemple « je parie qu’il y a au moins 3 dés de valeur 5 ». Le suivant va monter les enchères ou dénoncer la dernière mise. Le bluff est donc au rendez-vous dans ce classique du jds (on le voit même jouer dans un des films « pirate des caraïbes »)

Passons à quelques titres plus complexes :

Rajas of the Ganges distribué par Atalia est un titre qui s’explique rapidement et qui repose sur la dépense de dés comme des ressources. La mécanique principale est la pose d’ouvriers avec pleins d’actions disponibles et de l’interaction indirecte. L’avantage énorme c’est qu’avec cette partie nous avons ENFIN tous pu assister à une défaite d’Arnaud ! 

On peut aussi combiner des dés et des tuiles. C’est ce qu’il se passe dans Roll for the galaxie expliqué par Sébastien, hier soir. Ce jeu, dérivé de Race est, pour moi, bien plus digeste que son ainé (je vais me faire lyncher !). Il reprend le principe du choix d’actions favorisant ses adversaires (comme Puerto Rico l’avait fait avant) en utilisant les dés (faces, couleurs, nombre de dés…). J’en garde un très bon souvenir notamment avec une initiation de notre regretté Julien.

Les dés peuvent aussi servir dans un jeu de collection comme Encyclopédia où les joueurs vont tout simplement recenser tous les êtres vivants de la Terre ! Ces fameux dés vont être placés sur un emplacement du plateau personnel des joueurs. Ensuite, on place les dés depuis son plateau (ou un adversaire) sur une zone centrale pour référencer les animaux mais aussi les étudier (en collectant de précieux cubes). La valeur ou la couleur du dé apportent,bien sur, des contraintes… Un jeu sur le thème de la nature extrêmement bien illustré.

Continuons avec du plus léger : Looterz. Dans ce jeu de 2017, les coups bas à base de carte « action » sont légion. Il faut impérativement voler les autres et subtiliser habilement l’or laissé par un dragon dans une mine crasseuse et sombre. Un petit dé est bien sûr lancé de temps en temps histoire de respecter les codes de la soirée.

Tant qu’on est à parler de mine, on peut citer le jeu dice miner où les joueurs vont collecter des dés sur un présentoir (en forme de montagne) et les lancer pour obtenir de bonnes combinaisons pour remporter la victoire.

Continuons notre visite d’univers du D6 avec Muriel et le jeu Parfum édité chez Queen Games. J’avais eu l’occasion de l’essayer avec Jean-Jacques. Dans ce titre, les dés correspondent à des senteurs agréables. Les joueurs vont user des points d’actions (plus on joue tôt et plus on a de choix mais moins les actions sont nombreuses) pour récolter des dés de fragances. Dans un 2ème temps, vient la distillation où les dés sont jetés pour réaliser des parfums et marquer des points de victoires.

Et pour ma part, à quoi j’ai pu me frotter hier soir ? L’ami Christophe m’a gentiment permis de tester Dice city. Dans ce mini jeu de course et de gestion, l’objectif est d’obtenir le maximum de points de victoires avant d’avoir éliminé toutes les cartes « adversaires » ou livrer les marchandises à des navires marchands (représentés par des cartes qui rapportent des points de victoires). A son tour, les joueurs lancent 5 dés de 5 couleurs différentes qu’ils doivent placer sur un plateau personnel (la valeur et la couleur impose le positionnement). Ensuite en enlevant le dé de son plateau on active une action nous permettant d’optimiser nos coups, de récolter des ressources, acheter des bâtiments avec des effets plus efficaces sur notre plateau…. On se retrouve, à chaque tour, à essayer de résoudre un petit casse-tête pour améliorer notre tour. Une partie agréable où les membres de notre asso ont triché malgré eux (ou pas – private joke)  

On pourrait aussi parler de Can’t stop et ses multiples rééditions, de Dice town et ses dés de pokers, de Sagrada (c’est la recommandation de Samuel…) … Bon, comme vous pouvez le voir, il y avait de quoi faire !