Comme tous les ans, St André les vergers se met à jouer fin mai. Pour cette édition 2019, l’affiche était très graphique, les animations toujours intéressantes mais le temps quelque peu orageux

Voici quelques photos du parvis de la salle des fêtes :

Deux boutiques vendaient des jeux en extérieur, dont la pause ludique
Philippe Proux présente comme chaque année ses pépites abstraites avec ses jeux Ludarden
Des tables d’échecs en simultané

A l’intérieur, Asmodée et Sweet November présentaient leurs jeux pendant que Blackrock squattait l’extérieur. L’espace jeunes enfants occupait la moitié de la salle et un auteur local faisait tester ses prototypes.

Et parlons un peu de nous maintenant… Nous étions comme quelques années déjà, en intérieur, non loin de la bibliothèque dans ….

Accompagné de l‘AJHA et de la Rencontre des joueurs, nous avons fait jouer les visiteurs durant les 2 journées : du monde, des échanges très sympathiques (personnellement j’ai apprécié animer une partie de the Mind ainsi que Mondrian avec de jeunes enfants). Gigamic nous a proposé de présenter une sélection de jeux. Cela fait 10 ans que l’asso participe à ce festival et les visiteurs sont de plus en plus demandeurs pour s’installer et jouer.

Jean Jacques en pleine explication de Sagrada


Oh la belle affiche et les T shirts aux couleurs de l’association
Bruno concentré…. comme toujours
Gwendoline a fait essayer deux grands classiques : Carcassonne et Shotten Totten
Un jeu familial et d’adresse : Mondrian.

Voici quelques photos prises lors de notre séance du 10 Mai « spécial bouffe » ! Merci à Noémie pour cette idée précieuse

Il y avait du monde ce soir là…
et de quoi manger à profusion
On va dire, qu’on a mangé à peine 1/3 de nos préparations
Certains ont pu tester les jeux de figurines historiques
Ces unités font 15mm de haut !
Julien a animé une table de Hero realms
Le magnique et très récent Néta Tanka
Bruno nous a explosé à Dice Forge et son extension.

Vendredi 10 Mai

L’idée est que chacun amène quelque chose à boire et/ou manger 🧀🥪🥞🍻 à partager tous ensemble. 😍 (fait maison si possible 👐). Au cours de ce moment de convivialité, nous pourrons découvrir l’univers du jeu de figurine : il sera mis à disposition une table avec scénario court.

Samedi 18 et dimanche 19 Mai

C’est le festival du jeu de Saint André les vergers. En suppléments de notre animation avec nos jeux personnels, nous présenterons des jeux Gigamic qui seront à notre disposition sur une de nos tables (Yogi, Squadro, Détrak, Cathan City, Mission Calaveras, Roulapik, Le roi Sommeil)

Vendredi 24 Mai

Une soirée chez Pause Ludique est prévue de 20 h à minuit (la salle habituelle du club sera fermée à cette occasion pour cause d’élection). La soirée est gratuite pour tous les membres à jour de leurs cotisations 2019 et comprends 1 entrée avec 1 boisson. La soirée pourra être ouverte à d’autres personnes hors du club mais sera payante pour celle-ci. Pour les non adhérents le coût est de 5 € (1 entrée et 1 boisson incluses

Unearth est localisé par Edge. C’est un jeu avec un graphisme très original qui attire rapidement l’œil (un parallèle se fait facilement avec de vieux jeux vidéo, mais je ne suis pas un spécialiste) . Les joueurs incarnent des tribus qui ont vu leur prestigieuse civilisation détruite et qui décident de la reconstruire.  Son principe repose sur la prise d’objectifs grâce à des lancés de dé. Le hasard est assez présent, même si aucun joueur n’est lésé car chacun va cumuler constamment des ressources ou des cartes.

En fin de partie, nous devons obtenir le maximum de points en collectionnant des cartes « ruine » de même famille ou en construisant des merveilles.

Une mise en place en début de partie… L’élastique et la carte de France n’est pas fourni dans la boite !

Voici le jeu à son installation. Au centre de la table, des ruines sont exposés et nous allons devoir les explorer avec nos fouisseurs représentés par nos 5 dés [3D6, 1D4 et 1D8]. Sur chaque ruine, des ressources [les hexagones colorés] sont placés. Nous les récupérerons lorsque nous ferons des 1, 2 ou 3 sur nos dés.

A gauche, plusieurs merveilles sont exposées pour la partie. Nous pourrons les construire dès que nous aurons disposé un cercle de 6 ressources devant nous correspondant à la couleur demandée. Ces bâtiments nous apportent des points mais aussi des pouvoirs plus ou moins puissants utilisables tout au long de la partie.

Les fameuses merveilles qu’on peut obtenir en collectant 6 ressources

Le tour est très simple et fluide. Après avoir joué des cartes de la main pour influencer le jeu, le joueur va désigner une carte ruine et va y envoyer l’un de ses fouisseurs. Le haut de la carte possède un chiffre. Si la somme de tous les fouisseurs arrive à atteindre ou à dépasser cette valeur alors la carte est remportée pour le dé possédant la plus grande valeur. Les autres joueurs ayant placé un dé dessus vont remporter, en compensation, des petites cartes action.

Le joueur sélectionne cette carte et va lancer un dé pour obtenir la valeur totale de 13.

Les tours s’enchainent, comme cela, jusqu’à l’épuisement des ruines à explorer. On oscille entre la déception de ne pas avoir fait un petit score pour pouvoir enfin construire la merveille convoitée et la chance de récupérer une carte action nous permettant de faire une action puissante au prochain tour.

Plus qu’une ressource à obtenir pour construire une merveille… Il faut faire un 1, 2 ou 3. Lançons plutôt le D4.

Ce jeu est beau, bien produit mais énormément frustrant. Bien que les cartes permettent l’élaboration d’une stratégie, on a bien souvent la sensation d’être porté par la partie sans réellement la maitriser de bout en bout. Je pense que cet aspect en rebutera plus d’un

Si vous voulez découvrir l’univers d’ Unearth en podcast, je vous conseille l’excellent épisode du dé faussé à écouter en cliquant sur ce lien : https://podtail.com/fr/podcast/le-de-fausse/28-unearth/

En regardant les derniers articles du site, on va croire que notre club est spécialisé dans les jeux de figurines…On en est bien loin, mais le hasard du calendrier veut cela. Pour plus d’informations sur les jeux de plateau, n’hésitez pas à voir nos brèves sur notre page Facebook.
Les 27 et 28 avril 2019, l’association AJHA a mis les petits plats dans les grands pour organiser, à la salle des fêtes de Buchère, un week end jeux de figurines et initiation.

Une table de Mordheim

L’idée de base de cet évènement est simple : faire revivre des anciens moteurs de jeux de figurines… [mode « c’était mieux avant » on] Et c’est réellement jouissif de retrouver de vieilles pièces que j’ai pu adorer il y a une 15ène d’année [mode « c’était mieux avant » off]

Warhammer 40 000 (2ème edition) : Les catachans essayent de tenir une position…
… face à une invasion d’orks délicieusement vintages.

Mais les autres jeux n’étaient pas forcément en reste. Cette année, il y avait plusieurs tables de saga, une de speed Freaks, une de Runewars [que j’ai pu essayer] entre autres. Une boutique de figurines vendait des références plutôt historiques, une autre vendait des décors à clipser, un peintre montrait ses talents et l’estrade était réservé à la vente de figurines d’occasion. On pouvait également découvrir sur celle ci, une magnifique table de Nécromunda.


Speed Freaks, la nouvelle version de Gorkamorka, célèbre jeu de Gw, où des orks « se frittent » à moto !

Alors parlons de cette partie de démo de Runewars magnifiquement animé par Stéphane [si si, un ancien de chez nous ! ]. Nous avons fait une partie en 6 tours où l’objectif est d’éliminer l’adversaire et de récupérer une épée sacrée au centre de la table. Je joue les démons [les bourrins] et mon adversaire [les énervants et hautains] elfes des bois.

La fameuse épée à récupérer.

Runewars reprend toutes les clés d’un jeu de figurines : lancé de dés, potentiel d’attaque, résistance d’une cible, synergie entre les unités mais avec une grosse originalité dans les déplacements…

Pour le principe, chaque joueur va programmer, en début de tour, ses unités et les actions dont on a l’intention de faire, par ordre d’initiative. Un peu comme dans wings of war, chaque unité va se déplacer avec des gabaries de mouvement. Il faut donc deviner ce que va faire l’adversaire et coordonner ses unités pour ne pas qu’elles se gênent mutuellement

L’armée des elfes…
… contre mes démons. Bravo à Stéphane pour sa qualité de sa peinture.

Mon objectif est simple : foncer dans le tas ! On ne peut pas dire que les premiers tours m’ont été favorables. Les elfes n’ont pas hésité à me canarder d’une pluie de flèches pendant que ses hommes arbres ont tenté, à plusieurs reprises, de récupérer l’épée. J’ai été particulièrement maladroit avec le chef de la bande qui , à plusieurs reprises, a gêner ses propres troupes… Ivre de colère, il a même frappé et éliminé ses unités !

Pas facile à vivre ce démon majeur. Il ne voulait pas se décaler pour laisser passer les troupes positionnées derrière lui.

L’elfe sur cerf a fait énormément de dégâts sur mes unités si bien qu’au tour 4, je pensais réellement perdre lamentablement… Et puis.

Mes unités ont pu foncer au corps à corps et il est vrai que des elfes sont plus agiles quand il faut jouer de la harpe et écrire des poèmes que de taper fort sur son voisin. Mes troupes ont pu récupérer l’épée, avant de se faire décimer…

Lors du 6ème tour, j’étais loin d’être en tête, mais Stéphane s’est montré trop confiant et un malheureux corps à corps a éliminé son leader me permettant ainsi de récupérer tranquillement l’épée tant convoitée.

Le jeu est agréable et original dans les phases de déplacement. De plus, il est actuellement honteusement bradé chez philibert à -85%

Samedi 30 mars, je me suis rendu à Sartrouville pour les JFJ 2019… Bien que ce type de jeux ne soient pas dans les habitudes de Stratéjeux, je vous fais un petit compte rendu avec mes découvertes.

X-wing

Ce festival se passe près d’un gymnase non loin d’un Lycée. Sur la totalité de la surface : table de jeux, peintres et peintures et personnes masculines à la pilosité développée…

J’ai passé un très bon moment en jouant à Zombicide avec des animateurs issus d’un club de Sartrouville. Bilan de la partie : nous nous sommes faits dévorer par une horde de zombies ayant une hygiène bucco-dentaire plus que déplorable !

Ensuite, après une pause déjeuné raffinée (sandwich jambon beurre), je suis allé prendre la température sur deux stands de figurinistes.

La team Alkémy m’ont confirmé qu’ils travaillaient sur trois jeux issus de leur univers de prédilection Mornéa : un jeu de cartes par équipe, un jeu d’arène et un Dungeon crawler. Pas de dates de sortie pour le moment. Ils trouvent le milieu de la figurine de plus en plus restreint où il est très difficile de faire sa place vis-à-vis des géants qui font du jeu de plateau avec figurines. Concernant le jeu Alkémy, ils lancent un Ks à la rentrée pour financer une nouvelle faction.

Les figurines magnifiques de Khârn-age
L’excellente table de jeu de Khârn-Age

Puis TGCM présentait leur nouveau jeu : Khârn-age, actuellement en financement participatif (https://www.kickstarter.com/projects/685171087/kharn-ages/description). Que le rendu est impressionnant : des figurines anthropomorphes en 54mm de toute beautés ! J’ai pu discuter avec les gérants de cette entreprise. Ils semblent déboussolés par les trolls qu’on peut retrouver sur Kickstarter. Leur entreprise du nord développe ce jeu avec leur précédent (Briskars) de manière artisanale : ils sont 3 pour faire, la sculpture, la direction artistique, les règles, la mise en page, la production résine… On retrouve avec les jeux de figurines « le coté amateur » qui pouvait y avoir dans le milieu il y a une 15ène d’année. Quel plaisir de les soutenir… Ils seront sans doute présents à la convention à Buchères à la fin du mois si vous voulez les rencontrer.

Le stand de Mythic Games
Les figurines de Joan of arc (c’est de 15mm ! )

Ensuite Mythic games était présent pour présenter les figurines de leurs futurs jeux mais aussi faire tester deux prochains titres.

Un mini scénario de Joan of arc était testable. Quel beau matériel pour du 15mm. Je suis bluffé

Proto de Fantasy Browl

Ensuite j’ai pu essayer leur prochain jeu compétitif : Fantasy Brawl. Chaque joueur commande un lot de 2 à 3 figurines dans une arène. Pour gagner, il faut réaliser des missions qui ne cessent de changer en cours de partie (par exemple placer une figurine sur une zone coloré du plateau…). Chaque personnage apporte avec lui un certain nombre de cartes. La clé de la victoire est de gérer correctement sa main pour réaliser des objectifs. Petite révolution toutefois, ce jeu de figurines ne repose pas sur des lancés de dés !

Requiem chevalier vampire.

Enfin, pour terminer mon après-midi, je me suis rendu sur le petit stand d’Osreroid. Antoine Riot m’a présenté son jeu basé sur la bd de Requiem chevalier vampire. Le jeu repose sur le déplacement de figurines sur un carré de 6 par 6. Il faut collecter des ressources pour améliorer ses troupes et positionner ses unités judicieusement pour capturer la base adverse. Ce jeu abstrait m’a semblé un peu confus mais la direction artistique est réellement intéressante. La boite de base contient 2 armés et le jeu possède moultes extensions pour jouer avec d’autres armées.

Il fut un temps où Ystari était un éditeur reconnu, dans un milieu bien moins concurrentiel qu’aujourd’hui… Il y a plus de 10ans sortait une petite pépite chez cet éditeur : Yspahan

Aujourd’hui, sort chez Days of wonder, un jeu plus familial, un jeu dans l’air du temps (un roll and write) mais qui reprend la mécanique de base de ce grand ancien : Corinth.

La boite de Corinth illustré par Julio César.

Dans Corinth chaque joueur possède un feuillet représentant des échoppes à approvisionner. En début de tour, le joueur actif lance 9 dés qu’il va positionner sur un plateau central. Les dés dont la valeur est la plus faible se placent en bas de la piste et la plus haute en haut. Ensuite chaque joueur va sélectionner une valeur de dé pour faire une action.

L’or et les chèvres vont vous permettre d’acheter des bâtiments pour améliorer les effets de jeu. Les 4 autres zones du plateau central vont vous permettre de livrer des marchandises dans les échoppes de votre feuille individuelle.

Plus on satisfait la demande des échoppes et plus on marque de points. Des points bonus sont même attribués pour celui qui rempli la totalité d’une zone en premier.

Décompte en fin de partie

Enfin nous retrouvons l’intendant de Yspahan qui se balade dans une zone de 5×5 de votre feuille. Au lieu de d’obtenir des marchandises, le joueur peut décider de choisir la valeur d’un lot de dé pour le déplacer d’un même nombre de cases. Celui ci va vous apporter des dés supplémentaires à votre prochain lancé, des marchandises, une autre manière de scorer des points…

On retrouve avec ce jeu un vague souvenir de son grand frère. Tout en étant plus simple, Sébastien Pauchon a su créer un Yspahan version roll and write. Sans dépasser l’excellent Welcome to, Corinth est un bon roll and write qui n’a pas à rougir face de la concurrence…

Comme nous allons (peut être) prochainement faire une initiation aux jeux de figurines, je suis en plein travail (depuis plusieurs années) pour vous faire tester Briskars, Shadespire et walking dead…

Le capitaine pingouin de Briskars

Vendredi dernier, nos méninges ont surchauffé en jouant à Exit la cabane abandonnée…Un escape game « en mode » jeux de plateau des auteurs allemand Inka et Markus Brand.

L’histoire débute au moment où notre voiture tombe en panne et où on décide de se réfugier dans une cabane non loin d’un sous-bois…

A notre réveil, nous sommes enfermés dans cette soi-disant maisonnette délabrée. On ne peut pas dire que le lieu est accueillant.

Notre hôte malsain, nous a tendu un piège ! Il cherche « des joueurs » et va tester notre capacité à sortir de sa maison en nous soumettant une multitude d’énigmes tordus.

Durant notre partie, pas de réel blocage… à part peut-être – léger spoiler alert- un mot dont il faut remettre les lettres dans le bon ordre, une pendule à ouvrir et des fleurs à compter !

Le système de disque et de cartes est peu intuitif mais à aucun moment nous avons eu l’impression de sortir de l’immersion par désespoir comme dans certain scénario d’Unlock !

Après 1h15 de jeu et quelques demandes d’indices, nous avons réussi à sortir du piège tendu par notre hôte sadique [qui doit forcément être-private joke vers Dimitri-, dans la vie, un professeur de mathématiques frustré !]