C’est parti pour un article sur nos recommandations ludiques. Cette fois-ci c’est à Samuel de vous proposer un titre d’un calibre moyen (légèrement plus complexe qu’Azul) dont les règles sont simples mais la mise en situation assez complexe (on peut facilement rester bloquer dans sa construction à cause de contraintes de pose qui donnent tout l’intérêt à ce jeu).

Mais, je n’ai pas encore parlé de son nom : il s’agit de Sagrada imaginé par Daryl Andrews et Adrian Adamescu et édité en France chez Matagot en 2018.

Vous jouez le rôle d’un artisan vitrailliste à Barcelone où votre objectif est d’élaborer un vitrail de la fameuse Basilique Sagrada Familia.

Chaque joueur a devant lui un vitrail où l’objectif est de placer des dés colorés dessus en respectant de nombreuses contraintes : aucune couleurs ou valeurs identiques ne peuvent être posées de manière adjacente. Chaque dé récolté doit être placé à proximité d’un autre enfin certaines cases vous oblige à placer une couleur spécifique ou un chiffre spécifique… Je vous l’ai dit plus tôt, on se retrouve souvent bloqué dans la construction de son œuvre.

Mon vitrail en fin de partie… j’ai réussi à tout compléter : un exploit…

Mécaniquement, un joueur lance un certain nombre de dés (nombre de joueurs x2 +1) et en choisi un. Chacun fait de même jusqu’au dernier joueur qui en pioche 2… Et en sens inverse tous les joueurs en pioche un 2ème. Si bien que le premier joueur du tour va avoir du choix en début mais va devoir prendre l’avant dernier dé à la fin du tour. Cette mécanique excessivement simple engendre des blocages entre joueurs assez savoureux… Notamment en fin de partie lorsque son vitrail est presque totalement terminée.

Une vidéo explique les règles, de ce titre, en quelques minutes :

La présence d’outils (pour compenser la malchance lors du lancé de dés), les objectifs mais aussi les différents vitraux à construire de difficultés croissantes offrent à ce jeu une jouabilité exemplaire. Ce coup de cœur de Samuel est partagé par de nombreux membres de notre association.

Les objectifs communs et les outils disponibles pour la partie en cours

Pour information, une version différente vient d’être commercialisée, il y a peu : il s’agit d’un mix entre un roll and write et un legacy (campagne de plus de 10 scénarios uniques) du jeu présenté ici : Sagrada artisans. Je ne sais pas ce qu’apporte cette version récente.

Terminons cet article par la minute culturelle et locale, en faisant de la pub pour la cité du vitrail de Troyes : https://cite-vitrail.fr/fr qui propose actuellement une exposition temporaire appelée : Francis Chigot – Un monde de lumière.

Une sélection qui, à mon sens, est cohérent par rapport à l’année écoulée. Elle a le mérite de mettre en lumière des jeux différents. Et vous que pensez vous de cette sélection ?

Vous pouvez retrouver la découverte de la sélection des membres de Ludovox :

Mais aussi de Simon du passe temps sur la chaine d’Un monde de jeux

Nouvelle année, après une pause durant les vacances de Noël, des jeux à déballer, des petits virus saisonniers, nous voici de retour pour nos séances à l’espace Peltier sur Troyes.

Ce vendredi, 8 membres ont bravé le froid pour passer une excellente soirée ludique… Quatre (surement les plus bilingues d’entre nous) se sont frottés à un titre coopératif non traduit en français… Pour ma part, vu mon niveau d’anglais, je me suis replié sur autre chose que je vais vous présenter rapidement…

Renaud nous a apporté l’excellent Brian Boru, jeu localisé par Origames en France. Ce titre, de la catégorie initiée, n’a pas eu tout le succès qu’il méritait pourtant il apporte quelque chose de nouveau sur nos tables. La charte graphique, proche du thème, a dû surement le desservir.

Mais parlons de ce jeu qui arrive à articuler des mécanismes classiques : la conquête de territoire et la majorité avec un jeu de pli !

Notre objectif est d’être le plus influant dans le royaume d’Irlande, du 11ème siècle, en contrôlant des villes par majorité. L’église nous permet d’assoir plus facilement notre influence. D’autres voies sont sources de points de victoires sont possibles : l’affrontement face aux vikings mais également la possibilité de marier sa descendance à d’autres familles de nobles.

Mécaniquement le jeu tourne parfaitement. Après avoir composé sa main en draftant, un joueur va sélectionner une ville du plateau et poser une carte de sa main de la même couleur. Les autres, vont ensuite poser une carte de leur choix. Après un tour de table, celui qui a la valeur la plus haute (de la couleur demandée) remporte la ville et les effets indiqués en haut de la carte jouée. Les autres vont appliquer l’effet du bas (récolte d’argent, influence sur les pistes vikings, succession, église…). Celui qui va remporter la ville en désigne une autre et on continue comme cela en jouant la quasi-totalité de sa main. Une partie se joue en 4 drafts de main.

La vidéo promotionnelle des p’tits pitch vous donnera sans doute une meilleure idée de l’ensemble.

Les sensations de jeu sont agréables avec une combinaison de mécaniques peu banale. Florent a réussi notamment à retourner notre partie en avançant timidement au départ mais son influence sur toute l’Irlande a été telle, qu’il nous a coiffé au poteau. Il est fort ce garçon !

Attention : quelques changement à l’approche des fêtes.

Le vendredi 22 décembre 2023 : l’association sera fermée. Pour les adeptes du jeu de l’extrême, nous pouvons nous retrouver à la ludothèque de Saint André pour leurs soirées mensuelles.

Le vendredi 29 décembre 2023 : nous serons fermé car il faut du temps à « dépuncher » les jeux que le père Noël va nous apporter.

Le vendredi 5 janvier 2024 : nous nous retrouverons à la médiathèque des Chartreux pour nous souhaiter la bonne année.

C’est la première fois que les associations de l’agglomération troyenne ont travaillé ensemble. Une réussite car les différents pôles que ce soit jeu de rôle, jeu de figurines ou jeu de plateau étaient occupés durant le week-end.

C’était aussi des animations, un quizz TTMC, une animation Loup Garou,…

Et c’est aussi plus de 600€ récoltés pour le Téléthon, il restera à déduire la boisson mais cela fera quand même un beau chèque à leur profit… Merci aux autres associations de l’Agglo et à Bruno, notre organisateur président de l’extrême !

Même si Alexia exerce le même métier que moi, on peut techniquement dire qu’elle n’a pas les même capacités cognitives et de concentration, les vendredis soirs ! Fini les p’tits jeux pour initié, voici sa recommandation avec le récent Hybris disordered Cosmos. Issu d’une campagne KS, ce jeu de programmation a tout d’un poids lourd ludique. Voici la bande-annonce de ce jeu :

Parlons rapidement des quelques originalités de ce jeu :

La mécanique de programmation et de placement d’ouvriers a tendance habituellement à être punitive ( du type un gros malus si quelqu’un d’autre a choisi la même action que vous ) mais ici, l’interaction est plutôt douce, voire indirecte (chaque lieu propose un choix entre deux actions)

Nos ouvriers (de 3 types différents) vont nous permettent de faire des actions classiques mais matchant bien ensemble : développement de technologie, affrontement, déblocage de nouveaux ouvriers… On a affaire à un titre qui mélange Euro-Ameritrash.

Enfin, la condition de fin de partie est double : soit on comptabilise les PV soit on arrive à se développer complètement (càd débloquer ses 6 tuiles amélioration). Cet équilibre génial apporte une vraie tension à ce titre.

Je suis incapable de rentrer dans les détails de ce titre, donc je vous propose une interview de Damien Chauveau, pour comprendre la création et l’univers d’hybris.

Parlons de la sélection de notre très éclectique Bruno… avec Fleet Commander. Ce type de jeu n’est pas spécialement joué à l’association mais venant, pour ma part de la figurine, je ne peux qu’approuver son choix.

Fleet Commander est un jeu d’affrontement et de placement pour 2 joueurs, avec des vaisseaux spatiaux de Heni Redici et Elwin Charpentier. Initialement sortie en 2014, ce titre a été relancé avec une campagne de financement participatif en 2018. Pour moi, c’est un mémoire 44 dans l’espace. Non pas que les 2 jeux aient la même mécanique générale, c’est plutôt que ce titre a su apporter une simplicité dans un type de jeu qui n’est pas coutumier à cela.

Alors pourquoi jouer à Fleet commander ? Dans un premier temps pour quelques idées ergonomiques qui améliorent la lecture du jeu : socle (avec un disque coulissant) permettant de visualiser les points de vie restants (inventé par la gamme héroclix), capacités spéciales des vaisseaux limités (frégates, destroyers et croiseurs)…

Mais ce qui apporte du neuf avec ce titre, c’est sa fluidité grâce à ses dés spéciaux. À chaque tour, on choisit de lancer trois dés parmi neuf. Il y a 3 dés qui peuvent servir à se déplacer, 3 pour tirer, et 3 pour activer ses boucliers. Ces dés vont notamment indiquer la direction de l’action (orthogonal, toutes les cases autours…). A son tour, un joueur va attribuer un dé à une case de jeu (et donc tous les vaisseaux posés sur celle ci) ou les stocker sur sa passerelle (afin de l’utiliser plus tard notamment la défense). Des faces spéciales permettent aussi de générer une retraite, une riposte mais également modifier la face d’un dé. Ce Ludochrono vous permet de vous faire une petite idée.

On pourrait aussi parler de son temps de jeu ramassé, de la possibilité de jouer en équipe… Vous l’avez compris, je suis du même avis que Bruno pour vous conseiller ce titre de Capsicum Games. Je ne pense pas que ce jeu soit disponible actuellement dans vos boutiques Troyennes. Il faudra plutôt se tourner vers le marché de l’occasion.

Béatrice a sélectionné pour vous un jeu coopératif qui a remporté un vrai succès en 2020. Sélectionné à l’As d’or en 2021, il a malheureusement perdu face à The crew (un jeu de pli coopératif). Si la survie vous tente, que vous avez toujours voulu faire vibrer votre corde artistique en peignant des peintures rupestres , et bien Paléo est fait pour vous !

L’objectif est de garder en vie sa tribu le plus longtemps possible et d’arriver à peindre une fresque dans votre caverne d’ici la fin de la partie.

Vous allez aborder le paléolithique avec 2 humains possédant des points de vie propres. Votre dilemme qui revient fréquemment va être de savoir où vous voulez vous rendre et ce choix se fait à partir d’une illustration sur le dos de carte (une foret cachera t elle des baies pour se nourrir ou un prédateur à l’affut ?)

Bien sur l’entraide est important pour pouvoir passer les phases de nuit où il fait se nourrir pour survivre. Cette simplicité mécanique nous permet de ressentir des émotions et de se raconter une vraie petite histoire.

Voici une vidéorègle qui précise le fonctionnement de ce jeu de Peter Rustmeyer :

Alors oui, ce jeu possède une touche de hasard important mais n’est ce pas le cas dans la vraie vie ? La scénarisation des parties avec plusieurs paquets thématiques permet un fort renouvellement des évènements. Vous l’avez compris, Béatrice a bon goût avec ce titre encore original aujourd’hui.