Notre asso est ouverte tout l’été à la maison de quartier des chartreux et c’est Bruno, à peine revenu du Flip, qui a eu la lourde tâche d’ouvrir pour une soirée où trois jeux étaient de sortis. Faisons une rapide présentation de ces titres :
15 jours en France est un jeu familial édité par une jeune maison d’édition : collective adventure. Ils avaient déjà publié un titre coopératif : budizz où les joueurs incarnent des insectes essayant de survivre aux saisons et aux dangers générés par l’homme et des prédateurs, dans un jardin. L’objectif est de marquer un maximum de points de victoire comme Hanabi.
Ici, pas de coopération mais la promesse de voyage en France. Durant 15 jours (ou tour de jeu) les joueurs ont 3 actions possibles : récupérer une carte lieu parmi 8 disponibles (il faut sauvent les acheter en nous y rendant et donc en dépensant des jetons « pas », la monnaie du jeu), prendre des cartes « rencontre » qui correspondent à des objectifs cachés ou récupérer des « pas ». Rien de bien original mécaniquement mais l’ensemble reste fluide. Le point remarquable de ce titre vient des illustrations et de la discussion que peut engendrer les cartes. Tiens, regarde le Canal de Briare, on y avait été le week-end dernier, et la place d’Aix en Othe, c’est à côté de chez nous ! Mieux qu’un cahier de vacances pour nos enfants ! Au Flip, l’éditeur distribuait gratuitement la carte liée au festival.
Popcorn est un des derniers titre de chez iello où les joueurs doivent gérer au mieux un cinéma.
Dans un premier temps, les uns après les autres, on doit récupérer une nouvelle salle, un film (plus ou moins rentable en fonction de sa date de sortie) ou faire de la réclame pour placer des meeples colorées dans un sac. La 2ème partie est simultané et repose sur un bag building construit précédemment. On pioche de 3 à 7 meeples dans notre sac afin de placer ces spectateurs dans nos salles de cinéma (il y a bien sur des contraintes de pose liées aux couleurs).
A l’issue des séances, des pièces et des points (sous forme de popcorn) sont récoltés. On peut clairement dire que la thématisation de ce jeu bien forte et que le design des affiches et du matériel renforce cela. La mécanique de bag building nécessite de gérer ses spectateurs avec intelligence, de plus, « le vieillissement » des films est une idée originale. On a tout pour se prendre pour un directeur de salles obscures. De plus, ce jeu a un prix d’achat réduit : environ 30-35euros
Terminons par Virtù. Un thème bien éloigné des deux jeux précédents. On se trouve ici dans la renaissance italienne dans un jeu de conquêtes. Une thématique qui caractérise tellement bien notre Renaud !
Chaque joueur incarne une dynastie (avec son asymétrie). Les actions sont nombreuses : conquêtes, recruter ou déplacer des troupes, collecter une des 9 ressources dont le Florin, la monnaie du jeu, construire des cathédrales, faire du mécénat… L’ensemble est très riche. On peut noter la possibilité d’embêter ses adversaires avec nos ressources « masque » qui permettent d’envoyer des espions. Il y a aussi une roue d’actions qui simule les décisions prises par votre palais. Voici un ludochrono pour expliquer, bien mieux, le fonctionnement de ce titre :
Je vous laisse sur ce dernier jeu publié par Super meeple et vous donne rendez vous un prochain vendredi pour jouer autour d’une table de jeu.
La maison de la bd, à Blois, croise les passions et consacre une exposition sur le lien entre les jeux de société et la bande dessinée.
Voici l’intitulé de l’exposition sur le site du musée :
L’association entre jeu et bande dessinée ne date pas d’hier ! Les périodiques, notamment ceux destinés à la jeunesse, ont longtemps inséré divers jeux entre les pages de bande dessinée, souvent animés par les héros du journal. Plus tard de nombreuses BD populaires ont été adaptées en jeux de société, permettant aux joueurs et aux joueuses de vivre des aventures dans leur univers favori. On remarque depuis quelques années que les jeux de société sont de plus en plus esthétiques. Entre les années 70 et 90, ils affichaient une apparence plutôt banale, avec des couleurs fades et des illustrations souvent absentes ou peu soignées. Depuis une vingtaine d’années, les éditeurs rivalisent de créativité pour proposer des jeux au design de plus en plus soigné. Le marché du jeu de société tend ainsi à offrir un matériel attrayant et de qualité. Dans les deux médiums, le travail de l’illustrateur occupe une place centrale dans le développement de l’objet. L’illustration est devenue essentiel au succès, tant public que critique.
L’exposition est scindée en 3 pôles. Un espace pour les jeux de collection, un espace de jeux et enfin un parcours immersif Le chasse monstres. La scénographie est belle. Une interview de Théo Rivière est même proposée.
Pourquoi je vous parle de cette exposition ? Et bien pour la simple et bonne raison que j’ai prêté une partie de ma ludothèque pour la partie « jeu de collection ». Je suis impressionné par le travail réalisé. Voici quelques focus sur mes jeux cédés pour l’occasion.
La partie jeu de rôle et livre dont vous êtes le héros :
De nombreux jeux de rôles reprennent des univers forts de bandes dessinées. L’éditeur français Black book éditions a énormément contribué à ce rapprochement avec des jeux comme Würm d’Emmanuel Roudier (auteur de Vo-Houna, Néandertal…), Monstres de l’univers de Sfar, Captaine Vaudou (album éponyme chez delcourt), Elfes… Delcourt a également sorti un jeu de rôle dans l’univers de Donjon.
Makaka est un éditeur qui développe une gamme de bd dont vous êtes le héros : https://makaka-editions.com/ . De cases en cases avec des mécaniques ludiques plus ou moins complexes… Cette gamme de bd dont vous êtes le héros est à découvrir.
Mon jeu Corto est même sous verre :
Dans ce jeu, le plateau central est constitué de bandes qui représentent chacune une aventure de Corto Maltèse. Chaque zone a sa pioche attitrée. A son tour, les joueurs vont placer une carte de sa main sur une bande de manière adjacente et vont placer des jetons de sa couleurs. L’objectif est de construire des zones adjacentes assez grande et d’obtenir des majorités. Les retournements de situations sont réguliers si bien qu’on ne contrôle pas toujours énormément le déroulé du jeu : arme qui élimine un jeton d’un autre, pion Raspoutine ou Corto transforment les couleurs de jetons. Une petite curiosité pour un jeu de majorité.
La gamme bd et jeu chez Opla mais aussi un cartzzles illustré par les Jouvray de ce même éditeur ont une place de choix dans la partie « espace de jeux » :
Lincoln se met au vert est un jeu de rapidité de Florent Toscano. Cet auteur a auto édité son jeu de manière écoresponsable (comme tous les titres de sa maison d’édition). L’objectif pour les joueurs est de récupérer ses 3 affaires. Mécaniquement, on retourne une carte de la pioche centrale qu’on place de manière adjacente à celle-ci. Dès que les 3 objets sont visibles il faut rapidement taper sur la pioche centrale.
La marche du crabe est un jeu coopératif pour 2 joueurs de Julien Prothière. Chacun joue un crabe qui se déplace sur une plage. L’un bouge de manière horizontale et l’autre de manière verticale. L’objectif est de collecter des objets avec des niveaux de difficulté croissante. Autre point important, les joueurs collaborent mais ne peuvent pas parler.
Apocalypse au zoo de Carson city est un jeu de placement de Florent Toscano et Alexandre Droit. Les joueurs incarnent un groupe de personnages qui se déplace sur un plateau formé par des cartes au centre de la table. En bougeant de manière orthogonale, les joueurs tentent de libérer les animaux du zoo qui risquent de se faire « zombifier ». Bien sûr, on peut facilement attaquer ses adversaires ou tomber sur
RIP est un jeu d’enchère léger d’Alexandre Droit. En tant que nettoyeur vous devez vider la maison d’une personne décédée et sans descendance. Quelques objets placés au centre de la table vous fond de l’œil et avec un système d’enchère visible ou caché de cartes « Vices ». Soyez malin pour récolter les objets les plus intéressants sans tomber sans tomber sur de mauvaises surprises.
On y trouve aussi le jeu la petite mort est un jeu de cartes de François Bachelart où les joueurs incarnent des étudiants désirant remplacer la terrible faucheuse. Pour cela, vous aller avoir un certain nombre de personnages devant vous. L’idée est de les accompagner au mieux vers le grand âge pour marquer un maximum de points et remporter les objectifs qui déclenchent la fin de partie. Problème : vos adversaires vont adorer attaquer vos protégés récoltant ainsi quelques points qui les approchent de la victoire. Humour noir garanti. Une exposition sur ce titre avait été faite à la médiathèque Jacques Chirac de Troyes.
La vitrine des jeux Astérix avec la dernière sortie de chez Matagot…
C’est l’occasion de présenter des vieilleries que je ne connaissais pas mais aussi des jeux plus récents comme :
Unlock un jeu d’escape game multi primé. L’objectif est de résoudre une énigme en combinant des cartes rouge et bleu. L’utilisation du téléphone permet le timer de la partie mais également apporte un pan ludique à la partie (parler, utilisation de la caméra…). Après avoir créer une enquête gratuite tiré de sa bd Ralph Azham ( téléchargeable ici https://www.spacecowboys.fr/unlock-demos-fr ). Dans la dernière boite Incarnez Lapinot, le héros culte de la BD de Lewis Trondheim. Vous devez retrouver votre petite amie à la bibliothèque mais rien ne se passe comme prévu… C’est absurde et ça colle bien avec l’univers. De la même manière, il existe un Unlock basé sur la bd dans la tête de Sherlock Holmes dans l’univers de la bande dessinée éditée par Ankama Editions.
Lanfeust de Troy est un jeu d’exploration en campagne où les joueurs coopèrent mais doivent réussir à être le plus héroïque. Chacun incarne un héros de la bd éponyme et la lancée de dés va imposer le nombre de cases et une forme qu’on explore sur une carte centrale (on colorie directement sur le plateau !). Entre les coffres qu’on récolte, les monstres improbables qu’on affronte, les auteurs ont su apporter du narratif dans un jeu très mécanique
Le duo d’auteurs : Ronan Toulhoat et Vincent Brugeas n’ont pas fait que de la bd avec leur série le Roy des Ribaults et Tête de chien… Ils se sont essayés à la mécanique de jeux en créant le jeu : La cour des miracles chez lumberjacks. Et oui, tous les jeux proposés précédemment ne sont pas des créations ludiques d’auteurs de bd, pour la cour des miracles, c’est la cas ! Chaque joueur joue le rôle de mendiant où il fait tisser au maximum son influence avec ses brigands sur la ville. Il y a un peu de diplomatie, de retournement de situation et se majorité sur les quartiers de la ville.
Les jeux de figurines fonctionnent plus en Angleterre ou aux états Unis qu’en France, si bien que de nombreux jeux à licences « comics » existent outre atlantique. Quelques-uns sont localisé en France.
Walking deadhttps://www.manticgames.com/the-walking-dead/?wmc-currency=GBP Reprend les visuels du comics pour nous offrir un jeu d’escarmouche avec figurines. Les joueurs pilotent un gang de survivants essayant de récupérer des objectifs avant le groupe ennemi. La mécanique ludique originale de ce titre vient de morts vivants qui sont des joueurs neutres (à la fois pilotés par les 2 adversaires) qui apportent de bon retournement de situations.
Dans le même univers Here’s Negan , propose de aux joueurs d’incarner des hommes de main de Negan et sa fidèle Lucille, bien décidés à devenir son bras droit … s’ils survivent à la horde de morts-vivants ! Un jeu tactique, plein de tension et de trahison jusqu’à 5 joueurs, jouable aussi en solo.
Enfin, les jeux de figurines proposent aussi de l’exploration de donjon. C’est ce que propose le jeu Hellboy utilisant les visuels de la bd de Mike Mignola
On peut aussi citer Marvel United avec des supers héros Chibi.
Niveau bd franco-belge, la bd Okko a déjà été adapté en jeux de figurines par 2 fois. Un jeu à deux de cartes est sorti il y a un an. Un jeu minimaliste est aussi sorti, ce printemps chez Matagot.
Dungeon twister est un jeu de figurines où chaque joueur incarne un groupe de personnages fantastiques (orc, magicien…) essayant de sortir d’un labyrinthe démoniaque avec des salles qui tournent. Les joueurs ont su apprécier un titre où le hasard n’était pas présent (ce qui est rare pour un jeu de figurines). Les éditions Clair de Lune ont même créé une bd issue de ce jeu en 2012 ! Quelques figurines peintes par mes soins sont exposés… On ne se moque pas de ce vernis brillant dégueulasse que j’utilisais il y a 15 ans !
Les éditeurs de bd ont créé des ovnis qui touchent au jeu de société ou qui s’en inspire. C’est notamment le cas de :
Π ramide. Cette boite est un exercice de style ( oubapo) où le lecteur va placer des tuiles strips pour raconter les déboires du détective Rollmops dans une pyramide. Bien sur les jeux de mots sur les nombres seront légions. Une autre manière de construire une histoire à partir de tuile et des choix.
ScrOUBAbble : est un jeu qui reprend le principe du scrabble et qui est un prétexte pour les auteurs de l’association de faire un objet ludique à contrainte. Les cases sont tellement bien faites qu’on arrive à jouer à ce jeu où les lettres sont remplacées par des cases de strip !
ou Deadline : est un jeu de cartes d’affrontement où tu dois faire survivre des dessinateurs et dessinatrices pour qu’ils publient des BD et gagnent un max d’argents. Ça se joue de 2 à 4 personnes pour des parties de 30 minutes.
Continuons mes pérégrinations au Flip et la découverte de petites pépites ludiques :
Arctic est la dernière création de Cédric Lefebvre chez sa maison d’édition Ludonaute et pour un jeu de collection, on peut dire que la mécanique est originale. Sur une piste de 5 cartes (la banquise), chaque joueur va essayer de faire gagner son animal (tiré au hasard et gardé secret) en le plaçant le plus à droite de cette ligne fictive. Ce premier objectif est un premier moyen de gagner des points de victoire.
L’autre manière de s’envoler vers la victoire est de faire des collections de cartes animaux en les empilant devant soi de manière groupée. Au début du tour, la carte précédente va imposer un nombre de cartes venant de sa main à poser devant soi. La dernière carte jouée va engendrer des déplacements sur la banquise, un pouvoir mais aussi un nombre de cartes à re piocher. Si la main du joueur est trop importante, attention aux pénalités. C’est clairement une mécanique maline difficile à décrire et inconnue jusque là. Sous un petit jeu de collection nous avons ici une proposition de gestion intelligente. Je suis content de l’avoir testé.
Prochain titre essayé : Street of Tokyo. C’est un jeu coopératif de dessin qui a été développé par une jeune maison d’édition E2C et financé sur Ulule. Dans ce titre, tous les joueurs dessinent ensemble et doivent faire deviner aux autres ce qu’ils griffonnent. Plus l’objet est difficile à faire et plus il redonne du temps au groupe s’il est découvert (Timer géré par une application). Ce qui fait le sel du jeu, c’est que nos traits doivent suivre les lignes de route d’un plan. Alors Stratéjeux qu’est ce que j’ai dessiné ici ?
Passons maintenant à un excellent jeu de lettre : Color Words. Le jeu se joue en 6 manches et les joueurs doivent à chaque fois écrire un mot sur une grille colorée où les lettres peuvent être inscrites du (haut à gauche) vers (le bas à droite)… Écrire son mot en escalier n’est pas interdit… Mais comment départager les joueurs ? A chaque manche, 3 lettres vont être tirées au sort et posées sur les 3 couleurs possibles de la grille. Chaque fois que le mot inscrit possède une de ces 3 lettres et qu’elles sont posées sur la bonne couleur, elle rapportent des points. De plus, une manche peut imposer un thème, une manière d’écrire sur la grille, source également de points de victoire. On a ici un jeu de lettres qui ne s’adresse pas aux experts. Un mot très simple comme « papa » peut vous faire glaner pas mal de points . Attention toutefois à toi Samuel… On ne te laissera pas plus de temps que celui du sablier la prochaine fois !
Faisons un petit peu de cuisine avec Hibachi Fires up ! L’objectif des joueurs est réaliser trois plats japonais en collectant , pour chaque recette, trois ingrédients… Le premier qui arrive à réaliser cet exploit gagne instantanément la partie. Mais en quoi ce jeu est-il intéressant et original ? Son plateau joliment illustré et immense… Et bien non, pour collecter les ressources, les joueurs vont devoir faire preuve d’adresse en lançant sur le plateau des jetons du type poker au bon endroit. Attention également à bien gérer son argent et à dégommer les jetons des adversaires pour les embêter.
Puis nous avons essayé de créer une planète avec Origine chez Super meeple. C’est un jeu coopératif à communication limitée. Chaque joueur reçoit une aide de jeu qui précise les types de pions natures contenue dans un sac. Ces pions peuvent être des minéraux, des plantes, des insectes… Et ils ont tous des conditions de pause. Par exemple cet insecte ne doit pas être placé à coté d’une plante. Le tour d’un joueur est assez rapide. Trois pions sont placés devant un joueur (la conditions visibles que par lui) et il va pointer celui qu’il veut placer sur la planète centrale. Le joueur suivant va désigner dans quel quart de planète, le joueur actif devra le mettre. C’est très difficile, cela demande de la mémoire et la coordination mentale. Des jetons atmosphère permettent de corriger les erreurs faites mais les bactéries viennent perturber l’ensemble. Pour gagner les joueurs doivent construire une planète avec un écosystème sans erreurs ! Je ne sais pas ce qu’en a pensé Samuel ou Clara mais globalement je n’ai pas trop aimé mon expérience de jeu.
Autre petite déception ludique Ratjack chez studio H. Pour gagner une manche, un joueur doit atteindre exactement 25 points avec les cartes visibles posées devant soi. A son tour, un joueur pioche une carte puis il peut faire une action parmi 3 : placer une carte face cachée , jouer une carte face visible et activer sa capacité ou défausser une carte pour retourner l’une de leurs cartes face cachée et activer sa capacité. Les effets changent les règles principales. C’est un peu chaotique et longuet.
Nous avons pu essayé également Paper world qui possède une direction artistique à tomber. Vous devez poser des cartes devant vous de valeurs croissantes développant ainsi un monde de papier. La valeur 5 (la maximum) vous rapportera plus d’étoiles (points de victoire)en fin de partie. A son tour un joueur peut prendre d’une rivière de pioche ou poser devant soi des cartes de même couleur ou de même valeur. Ce n’est pas bien compliqué, c’est efficace sans nous transposer des émotions fortes.
Béatrice a également été faire un tour sur le Flip. Mais quelles sont ses découvertes ?
Azul duel la laissait dubitative… Pourquoi investir dans un jeu à deux alors que la boite principale fonctionne très bien dans cette configuration ? Après test , elle trouve que la partie change complètement avec cette version. Il y a bien plus d’interactions avec l’adversaire et on peut vraiment le forcer à prendre des tuiles des jetons ou des cartes (qui forment le plateau de jeu). Le principe reste toutefois le même : construire un motif et collecter des jetons afin de le regrouper pour marquer un maximum de points de victoire.
Béatrice nous recommande Bravest. C’est un jeu de tuiles qui se joue en 16 tours. Les joueurs les uns après les autres sélectionnent une tuile (3 sont disponibles, proche d’un pion blanc) et la placent sur leur plateau individuel (le seule contrainte est de placer une tuile à coté d’une autre). Lorsque ce plateau sera complet, chaque joueur fera parcourir à ses deux héros leur chemin, afin d’affronter les dangers et de marquer des points. Il faut donc éviter les culs de sac inutiles qui bloqueront nos héros dans la résolution
Hutan, était présenté sur de nombreuses tables chez lucky duck games. Ce jeu familial vous propose de créer et de développer votre écosystème en pleine forêt tropicale sur 9 cases ! Chaque tour de jeu débute par l’étape de plantation. Vous devez commencer par choisir l’une des cartes Fleur du marché (la pose de ces fleurs est dépendante de légères contraintes). Si au cours de la partie, deux fleurs identiques sont superposer un arbre va pousser. Mais votre forêt ne se résume pas à quelques arbres solitaires, il va falloir attirer des animaux qui eux même fertiliseront votre milieu naturel. Béatrice a accumulé pas mal d’expérience sur BGA en solo. En y jouant sur le Flip, elle trouve que le décompte des points est un peu fastidieux et qu’on joue chacun dans son coin, finalement.
Le Flip, c’est également des expositions.
L’une présentait l’évolution du jeu de rôle en France :
L’autre racontait l’histoire atypique du jeu les poilus. Jeu qui raconte les horreurs des tranchés dans un jeu coopératif. C’est le dernier travail d’illustration de Tignous qui a réalisé son dernier dessin pour le jeu : une colombe de la paix quelques jours avant son assassinat terroriste à Charlie Hebdo.
Le Flip, c’est aussi des associations locales qui font jouer une bonne partie de la nuit. Lors de ces soirées, Gwendoline a fait un tour de force : 1ère partie d’Harmonies et victoire écrasante avec plus de 100 points… Pour notre 2ème jeu, on a préféré faire un Looot plutôt que de se faire humilier une 2ème fois !
En juillet, l’évènement marquant après Paris est ludique, c’est le Flip. Et on peut le dire, de nombreux Troyens ont fait le déplacement… Je vais vous parler de mon expérience mais aussi de celui de notre président : Bruno que j’ai pu croiser dans les ruelles de la ville et qui a rédiger des avis sur quelques jeux sur notre groupe Whatsapp,
Alors que dire de ce festival ? C’est un évènement majeur sur plusieurs points : sa durée, sa gratuité mais aussi son coté multi générationnel. A Parthenay, tout le monde joue sous de multiples formes : jeux d’adresse au village médiéval, concours de puzzle, course au Woopies ( les 2 spécialités de Gwendoline), Gamejam, remise de prix ludiques, village sur la place du drapeau, lieux éphémères tenus par des éditeurs, émission sur la flip TV, exposition dans la chapelle des arts ludiques et même un village multimédia. La communauté de commune a bien compris l’aspect attractif du jeu sur cette période, ils commandent même, année après année des fresques murales sur le jeu. Un immeuble est à présent au couleur de Gigamic et de ses jeux emblématiques.
Nous avons le plaisir de croiser des auteurs de jeux (Julien Prothière, Wilfried et Marie Fort, Nathalie et Rémi Saunier, Regis Bonnessée (le local de l’étape), Thomas Planète (qui présentait son nouveau prototype : toute voile dehors ! Je vous avais parlé, il y a un an dans mon compte rendu pour Orléans Joue), Florian Boué, Juan Rodriguez… On y croisait également des chefs de projets d’éditeurs mais également des animateurs qui avaient de l’énergie pour expliquer brillamment les règles de jeux en toute circonstance.
Faisons un rapide tour de quelques titres sortis ou qui vont sortir prochainement.
Dame nature chez Opla est une refonte de Kréo. Son auteur, Julien Prothière l’a remanié fortement pour le rendre plus accessible mais aussi ajouter une pointe évolutive pour les joueurs initiés. Dans ce jeu coopératif à communication limité, l’objectif est de broder la trame du vivant. Pas moins ! Pour cela, il faudra poser des cartes « nature » unique ou des essences qui, en se combinant, permettront de poser des cartes nature d’un niveau supérieur. Le souci, c’est que si elle est jouée trop tôt, une carte nature est défaussée. Et comme les cartes nature sont uniques… la mission peut être complexe pour poser le dernier prédateur de la chaîne : le faucon. Le jeu reste très agréable avec un challenge plutôt difficile. Pour se coordonner les joueurs vont pouvoir épisodiquement s’échanger des cartes, montrer la carte qu’ils ont l’intention de jouer ce tour ou récupérer une carte défaussée. Les illustrations sont particulièrement remarquables avec des visuels d’animaux ou de plantes brodées numériquement par l’illustrateur : Bony (merci pour la dédicace au passage).
Dans le lieu éphémère Gigamic, j’ai pu tester avec David : Les jardins suspendus. Ce titre continue la gamme des excellents Akropolis ou Looot. Les mécaniques ne sont pas très complexes mais proposent un challenge agréable. L’objectif est de construire un tableau de cartes sous la forme d’une pyramide qui représente les jardins de Babylone. Pour maximiser vos points, il faut placer des animaux à des hauteurs particulières, collectionner les enchaînements de fleurs colorées, faire des groupements d’arbres. Lorsqu’on doit jouer, le tour d’un joueur est extrêmement simple : On place un de nos 3 jardiniers dans une colonne pour acheter une des 4 cartes disponibles. Plus la carte est haute et plus on doit ajouter de pions compas pour la récupérer . Ensuite, on peut dépenser de l’or pour améliorer nos cartes enfin, on regarde si nous remportons une condition de victoire commune à tous les joueurs. Ça tourne extrêmement bien, les compas et pièces sont à gérer avec parcimonie. L’ensemble reste classique et dans l’air du temps.
Dans la tanière d’un autre lieu éphémère, nous avons pu tester le prochain libellud : Take time. Ce jeu nous a fait pensé à un reboot de the Mind, mais ce n’est pas exactement cela. C’est toutefois un jeu à challenge et à expérience. À chaque manche, un cadran est posé au centre de la table (le jeu possédera 10 enveloppes correspondant chacune à un chapitre. Chaque enveloppe contient 4 missions soit 40 missions !). Les joueurs doivent poser leurs cartes à tour de rôle sans parler autours d’un cadran possédant des contraintes. Les cartes vont de 1 à 12 en deux couleurs. A la résolution, pour gagner, les cartes posées et additionnées autours du cadran doivent être posées avec des valeurs dans l’ordre croissant ! La découverte des cartes posées cachées engendre un ascenseur émotionnel important . A noté que contrairement à The Mind on a un tour de discussion pour parler de la stratégie à adopter avant de voir les cartes, ce qui apporte un plus. Libellud espère sortir un 3ème hit après Dixit et Harmonies.
Ensuite avec l’ami David, nous avons chaussé notre bonnet de détective avec Avant/après. Comment ne pas avoir pensé à ce principe plus tôt ? Deux équipes d’enquêteurs se placent face à face avec 2 images placées devant eux. Un groupe voit la scène Avant et l’autre Après. Un livret va se charger de poser des questions aux joueurs avec parfois des indices s’ils sont perdus. Dans ce jeu, pas de victoire, pas de comptage de points, juste le plaisir d’échanger et de répondre aux énigmes. Un grand bravo au travail graphique de ce jeu qui ne pourrait pas fonctionner si l’éditeur et Martin Vidberg n’avaient pas travaillé efficacement. Ça fonctionne parfaitement : nous savons maintenant qui a saboté les JO et quelle est la réelle profession de l’arbitre. Cette enquête démo sera distribuée dans le prochain magazine Plato.
Bruno a essayé Critter Kitchen et a beaucoup aimé même si il n’a pas terminé la partie. L’ambiance est proche de Flamecraft mais beaucoup plus travaillé avec plus de matière. L’ensemble est moins plat ! Le jeu propose un genre de pose d’ouvrier où il faut aller chercher des ingrédients pour faire des recettes. Or, les ouvriers n’ont pas tous la même vitesse ni la même capacité d’emport. Petite cerise sur le gâteau, le jeu est beau !
Les Troyens n’ont pas forcément brillé dans les concours proposés et même dans les parties de test. La preuve avec le dernier Knizia : Rebirth. Stratéjeux a fini à 192pts alors que le premier était à 260 points ! Mais bon, parlons du jeu. Rebirth est un jeu de placement et de contrôle de territoire. Le plateau est élaboré pour favoriser les interactions. Les fermes d’énergie ou de nourriture se groupent entre elles pour rapporter des points, les maisons se jouent en quartier délimités pour rapporter des points une fois complétés. Ça se bagarre pas mal pour le contrôle des différents châteaux et les tours (en jaunes) donnent des bonus autour desquels il ne faut pas passer à côté. Le plateau testé était l’Irlande mais l’autre côté du plateau propose l’écosse qui a une toute autre façon de jouer.
Bruno a également repéré Panda Spin. « Mode 2025 activé », c’est un jeu de défausse avec des esprits chinois, le but est de remporter le pli pour défausser ses cartes, celui qui perd le pli reprend ses cartes et les tourne pour activer un effet plus puissant. Chaque élément a sa propre façon de jouer, le métal donne des grosses suite de nombre, le feu permet de défausser des cartes, le bois permet de prendre des points… La direction artistique est très belle en tout cas.
Je suis fan de jeux abstraits même s’ils ne sont pas beaucoup pratiqué à l’association. J’espère que la partie rapide de leaders que j’ai pu faire avec David l’a convaincu. Je me suis donc rendu sur un des éditeurs phare qui publie ce genre de création ludique : Cosmoludo. Il nous proposait l’essai de leur futur titre : Kumata. C’est un jeu de dominos où les joueurs doivent les empiler sur un carré de 6 par 6. Pour superposer son domino, il faut avoir la correspondance en chiffre. Un jeton permet également d’empêcher un adversaire de recouvrir sa tuile. A la fin de la partie, on compte le nombre de points placé sur ses dominos visibles. C’est très familial et très classique. Ce jeu sortira dans un boitage différent de la collection livre jeux qu’ils ont pu publier. On a un jeu moins abstrait… Preuve que faire du jeu abstrait en 2025 peut être compliqué. L’auteur Juan Rodriguez a d’ailleurs du mal à placer un de ses derniers protos auprès des éditeurs, est il très (trop) abstrait ?
Continuons avec les jeux abstraits et le très beau Lacuna. Dans ce jeu à 2, les joueurs doivent récolter des fleurs étalées sur un tapis. Ils vont poser alternativement des pions (or ou argenté) au centre d’une paires de fleurs identiques pour les récupérer. Quand tous les pions sont joués, on observe chaque fleurs restantes et la distance par rapport aux pions des joueurs. Elles sont récoltés par le joueur dont la distance est la plus faible (comme à la pétanque). Pour gagner, il faut cumuler 4 fois 4 fleurs identiques. L’idée est originale notamment l’estimation de distance dans un jeu abstrait. L’édition est à couper le souffle toutefois le prix d’achat de ce titre (25-30 euros) est un peu élevé pour les sensations qu’il procure. A retester !
Enfin je tiens à souligner, que je n’aime pas trop les jeux de bluff même épuré à l’extrême comme le poker des cafards. Nous avons testé bistro et c’est exactement… la même chose ! A son tour, un joueur pioche une carte alcool (vin, cocktail, champagne…) et doit le proposer à un adversaire face caché. Libre à chacun de mentir ou non. Un joueur peut valider la proposition ou non. Plus les mensonges sont découverts et plus les joueurs cumulent des cartes alcools devant soit. La partie se termine quand un joueur a devant soi tous les alcools différents ou 3 identiques.
Faisons une petite pause et parlons du trophée Educaflip remis à 3 jeux, mercredi soir. Le jury, composé d’un groupe d’enseignants du primaire vont sélectionner 10 titres ayant des vertus éducatives et pouvant être introduit facilement en classe. La cérémonie présentait les 3 vainqueurs et invitait des acteurs importants de l’éducation nationale mais aussi une initiative géniale proposée par l’entreprise : le cartable ludique aux écoles de France. Voici, en vidéo, la cérémonie :
Sous un joli soleil, nous avons tenu un stand pour la fête du quartier des Chartreux. Même si l’affluence n’était pas à son maximum sur notre stand, l’organisation de l’évènement était au top avec toutes les associations du quartier mais aussi des concerts, une brocante, la buvette…
Dessin de notre stand à l’installation :
Un terrain de basket à proximité :
Et la petite brocante :
Nous avons tenté l’expérience d’un puzzle participatif :
Petit retour sur notre soirée commune avec Arts et Jeux Sancéen. L’objectif, comme tous les mois, est d’accueillir le public pour JOUER !
Difficile d’être exhaustif et de présenter tous les jeux présentés mais faisons un rapide tour de quelques-uns…
J’ai eu le plaisir et l’honneur d’expliquer essentiellement deux grands classiques du jeu de société…
Commençons par l’originalité avec : Magic Maze. Votre objectif est de déplacer quatre pions sur un plateau central qui se construit. Thématiquement, ce jeu illustre le vol de quatre objets dans un centre commercial typé héroic fantasy. Chaque joueur ne peut déplacer les pions que d’une manière (l’un à gauche, l’autre au-dessus, le dernier peut explorer ou utiliser les vortex) et tous doivent déplacer les pions de manière simultanée sans parler, avec la pression du temps… C’est drôle et cela donne de vraies sensations étranges.
Autre jeu qui a révolutionné le coopératif : Hanabi. Il n’a clairement pas pris une ride. L’objectif des joueurs est de créer ensemble un magnifique feu d’artifice. Il faut poser ses cartes « feu » de 5 couleurs par ordre croissant… Problème important, vous tenez votre main de cartes à l’envers si bien que vous voyez le jeu de vos coéquipiers artificiers mais pas votre jeu ! Il faudra donc donner des indices sur la couleur ou le type de carte de ses collègues ou bien tenter de défausser ou placer vos cartes pour faire avancer le spectacle.
Pour ceux qui aiment les décryptages la mécanique de ce jeu, je conseille le podcast de proxi jeux
Dorf Romantik propose au joueur de construire en simultané un paysage avec des objectifs divers à réaliser : faire une ligne de chemin de fer de tant de cases, un village avec une certaine superficie. On discute, on réfléchit de manière chill ! Ce jeu a gagné le spiel, il y a 2 ans… Il est basé sur un jeu vidéo dont vous pouvez voir le gameplay ici. On peut dire que l’adaptation en jeu de plateau est plutôt fidèle à l’original.
Dans la famille des jeux d’ambiance, on a joué à Just One mais surtout à Festa de los muertos. Ce bestseller de l’éditeur old chap games propose d’utiliser habilement le principe du téléphone arabe. Chaque joueur va recevoir un personnage décédé qu’il écrit sur une plaquette personnelle. Les joueurs vont se passer simultanément les plaquettes, effacer le personnage d’origine et écrire un autre mot qui lui fait penser à celui-ci. On réitère cela 4 fois. L’objectif final du groupe est de retrouver les personnages initiaux pour les apaiser !
Pierre a préféré entrainer un groupe de joueurs dans les abysses avec Sub terra. Jeu d’exploration et de survie. Vous êtes un groupe de spéléologues coincés dans les ténèbres d’une grotte. Le hasard (de la pioche des tuiles, des événements, du dé) va énormément dicter la réussite de votre partie mais l’ambiance est là… Doit-on se séparer ? Utiliser des points d’action pour détruire un éboulis ? Sommes-nous prêts à résister aux secousses, inondation, émanation toxique, éboulement ?
On pourrait aussi parler de :
Miller Zoo – Sauvez des animaux et agrandissez votre zoo tout en vous organisant en équipe.
The Gang – Un jeu de poker coopératif !
Micro Macro – Menez l’enquête en observant chaque recoin d’une carte géante pleine de détails.
Zénith – jeu d’influence et de tir à la corde par équipe où nous envoyons des émissaires pour prendre le contrôle du système solaire
Behind – Plongez dans une enquête mystérieuse sous forme d’un puzzle à construire à plusieurs.
Bombbusters – où les joueurs doivent désamorcez une bombe en coupant des fils de manière intelligente
Alexia et Sébastien ont même réussi à déjouer les plans du Docteur Fo avec the Loop lors de leur première partie !
La prochaine soirée spéciale « Aventure » aura lieu pour la rentrée le Vendredi 5 septembre 2025 – Soyez prêts à explorer, survivre et vivre des histoires épiques !
Comme chaque année, mi-mai la ludothèque et la ville de St André organisent le festival du jeu… Plusieurs pôles étaient disponibles : le club ado avec des flippers et du rétro-gaming, la maison ses sociétés était centré sur la petite enfance mais aussi le test de vélos rigolos. La salle des fêtes et l’esplanade étaient plus axé sur notre passion : le jds.
Dès le mercredi, la ville a remis le prix ludique de l’aube avec comme lauréat :
Catégorie Enfant : 1,2,3 Faufile-Toi
Catégorie Famille : Captain Flip
Catégorie Initié : Planet Unknown
Catégorie Jeux de rôle : D-Start Expert
Le cœur du festival, c’était plutôt, le samedi après midi (prolongé par un off) et le dimanche après midi. Les associations ludiques ont été soutenus par quelques éditeurs ou distributeurs : iello, olemains games, gigamic, ravensburger. Ils avaient pour mission de présenter au public leurs jeux mais aussi quelques titres familiaux du moment.
Voici quelques photos prises sur le vif. La place manquait par rapport à l’affluence du public.
En plus de la gestion d’une buvette,
nous avons organisé plusieurs tournois : Kutna hora, harmonies, et Odin. Félicitations à Christophe mais aussi à Renaud pour leurs victoires.
Ces moments nous permettent aussi de discuter avec des éditeurs, des boutiques locales mais aussi de structurer les associations ludiques troyennes sous une bannière commune : A l’aube du jeu.
L’entreprise TGCM présentait comme à chaque fois la gamme magnifique de figurines pour Kharn-ages et Briskars… Les pauvres, ils ont du supporter Backus deux jours de suite (attaque facile, je sais !)
D’ailleurs en parlant de Backus, j’ai eu la chance d’essayer avec lui un prototype par une jeune maison d’édition troyenne : Gredin.
Je ne peux pas en parler énormément mais on a ici un jeu à 2, de gestion de dés. Un joueur incarne un brigand qui doit éviter l’autre joueur qui joue un garde durant 8 tours. Le gredin a perdu si il perd ses pions d’endurance avant la fin.
En début de manche, après avoir subit un évènement, les joueurs vont lancer un pool de dés puis alternativement, ils vont programmer des actions sur leur plateau personnel en attribuant une face de dé à un type d’action. Les 2 personnages ont de belles asymétries. Enfin, en commençant par le gredin, les joueurs font leurs actions alternativement : on peut se déplacer, poser des obstacles, prendre un raccourcis… Un petit casse tête d’affrontement à rapprocher de M Jack ou Verona twist. La sensiation d’un jeu de chat et de la souris dans un univers cartoon est bien là. Prometteur, d’autant plus que de la diversité est au programme. On en reparle bientôt.
Merci encore une fois pour cet évènement et cette organisation au top.
Cette séance était sous le signe des préparatifs du prochain festival de St André les vergers. Après avoir commencé la soirée en faisant fonctionner notre mémoire avec That’s not a hat incognito, On a « spliter » notre groupe, en 2. That’s not a hat avait surpris le public, l’année passée, lors de sa nomination à l’As d’or. Le principe est de se faire passer une carte retournée en annonçant à son adversaire ce que c’est. Celui-ci a 2 choix : soit accepter et il devra offrir une autre carte à un autre joueur soit vérifier l’affirmation. Sous cette mécanique extrêmement simple et basique, le jeu arrive a provoquer une sensation particulière avec un grand groupe. La version incognito nous propose de s’échanger des personnages comme un chanteur ou un écrivain.
Mais parlons des autres jeux joués.
J’ai eu l’occasion de m’entrainer à expliquer les règles du jeu Mycelia de Ravensburger que nous allons présenter au festival. Ce jeu de deckbuilding est une course dont l’objectif est d’éliminer toutes les gouttes de pluie présentes sur votre plateau personnel en les emmenant sur une case de votre forêt. Les cartes « champignons » de votre deck vont vous permettre de les éliminer ou de les déplacer efficacement. La direction artistique mignonne en fait un super jeu. On en avait parlé dans cet article https://stratejeux.crocpom.fr/?p=3176 . Pour information, ce jeu est vendu au magasin d’usine de Ravensburger de Pont St Marie, à bas prix. Sur cette partie c’est Elodie et David qui se sont partagés la victoire.
L’autre table s’est frottée à un jeu plus complexe : Kutna Hora. Au festival de Saint André, un tournoi va être organisé, par nos soins, sur ce titre… Vous imaginez bien que nous nous entrainons à performer…
Ce jeu de placement d’ouvriers est un pur eurogame avec de l’intéraction. Il a été nommé à l’As d’or Expert 2025. Vous commencez la partie avec 3 guildes… Celles-ci sont communes avec quelques joueurs autours de la table. En construisant des bâtiments des guildes, le cours des ressources change entrainant des blocages. Les points de victoires se récupèrent également lors de 4 phases de scoring qui dépend de la pose d’un courtisan… Le timing est donc hyper important dans ce jeu édité par Czech Games Edition et localisé par Iello.
Pour plus d’informations, cette vidéo de partie est disponible :
Nous avons enchainé par un jeu familial qui fait toujours son petit effet, en festival : Karuba de Rüdiger Dorn. Les joueurs commencent leur partie avec la même configuration : un plateau forêt (où on peut placer des tuiles) et sur les côtés : 4 explorateurs qui doivent se rendre vers 4 temples de la même couleur.
A la manière d’un loto, le meneur pioche une tuile (avec un numéro et un chemin) et les autres récupèrent la même pour la placer sur sa jungle simultanément. Il est interdit de changer l’orientation de sa tuile. Attention à ne pas former des chemins qui tournent en rond au risque de ne pas pourvoir emmener son explorateur vers son temple (n’est-ce pas Quentin !). L’autre choix du joueur est de défausser sa tuile pour faire déplacer son archéologue. Sous cet aspect très familial, Karuba est un jeu plaisant, qui engendre un petit casse-tête agréable et simultané.
Je termine cet article pour relayer une publicité envoyée par un créateur qui nous a contacté via notre mail. Oniréa est un jeu de société indépendant développé depuis plus de 6 ans (Antoine & Romain) qui va être auto-édité grâce à un financement participatif sur Gamefound du 10 mai au 30 juin 2025. Il vous propose d’e se construire d’incarner un héros dans un univers fantasy steampunk. Entièrement coopératif, gérer par du dexkbuilding, les joueurs explorent une map façon land-crawling. Cette longue vidéo peut vous tenter qui sait :
Soirée commune avec l’association Arts et jeux Sancéens, comme tous les premiers vendredis du mois. Quelques jeux étaient de sorti :
Bakari, jeu publié en 2002 (ayant obtenu un as d’or) où les joueurs bougent des masques en ligne droite jusqu’à un obstacle. L’objectif est de faire arriver le premier tous ses pions de l’autre côté du plateau sur la marque zone d’arrivée.
Donuts. Jeu de Bruno Cathala où il faut aligner 4 donuts de sa couleur mais attention si on arrive à insérer l’un de ses gâteaux entre 2 de l’adversaire, ils changent de couleur !
Feu de camp, un jeu de motricité et de dextérité. Les cartes vous imposent de déposer sur le feu, des buches ou des flammes
Century (une trilogie de jeux combinables). Nous jouons ici, au premier du nom : la route des épices. L’objectif est de gérer correctement une main de carte en en achetant des plus efficaces et en s’adaptant constamment. Les 4 ressources (les épices) ne cessent « de se transformer », « de s’échanger ». D’une difficulté plus grande que Splendor, ce titre d’Emerson Matsuuchi est dans la même catégorie que son ainé.
Mille Fiori du célèbre Reiner Knizia donc jeu à l’allemande. Basé sur du draft, vous jouez des cartes avec des pictogrammes qui renvoient à des emplacements sur le plateau. Les joueurs placent des verres colorés sur le plateau qui combotent de tout les cotés.
Café de fleur qui propose un jeu de placement tactique dans l’univers de la marqueterie. Ce titre a été élaboré par un créateur de renom : Kiesling, le créateur d’Azul.