En ce vendredi, beaucoup de jeux de cartes sont sortis sur nos tables…
Commençons par Knarr, nouveau jeu de chez bombyx de Thomas Dupont (auteur de Codex Naturalis chez le même éditeur).
Une direction artistique toujours au top, très influencée bande dessinée (même si ça ne veut pas dire grand chose). Ce jeu de combo et de collection nous permet de découvrir l’aspect commerçant de cette peuplade nordique. Le principe reste très simple : en jouant une carte, nous activons un effet ou nous partons en expédition pour récolter des points. L’aspect de course est également présent car dès qu’un joueur atteint les 40 points, le déclenchement de fin de partie a lieu. Alors, à votre avis, est-ce le plus barbus d’entre nous qui a remporté la victoire ?
Ensuite nous avons foré une mine d’or avec My gold Mine, jeu familial qui amorce une nouvelle collection chez Iello. Cette vidéo de ludovox vous permet de découvrir les premiers titres de cette gamme :
Comme vous pouvez le voir, ce jeu offre de micros-choix entre récupérer de l’or ou s’enfuir. Vous avez compris, la fourberie était de mise, plus d’une fois.
Enfin, nous avons essayé un jeu qui coche pas mal les thèmes des jeux actuels : la construction d’un tableau avec une ambiance nature. Il s’agit de Flourish de chez Matagot. Ce titre consiste à construire un jardin de manière compétitive ou coopérative. Voici le principe expliqué en 4min :
Inutile de dire que le jardin construit dans le jeu est bien plus réussi que celui que j’ai difficilement essayé de faire pousser au fond de mon terrain !
C’est le milieu de semaine et donc, place à la recommandation des membres. Cette fois ci, c’est Florent qui nous emmène à New York avec le Parrain édité par CMON dont les mécanismes sont élaborés par Éric Lang.
L’édition est juste parfaite pour s’immerger dans ce titre : figurines de gangsters, coffre pour stocker l’argent blanchi, plateau immense, livret de 24 pages richement illustrées pour un jeu relativement abordable niveau règles.
Alors en quoi consiste Le parrain ? Vous devez jouer de votre influence sur la ville de New York en plaçant vos hommes de main. Globalement, ce jeu mélange habilement pose d’ouvriers et majorité.
A son tour, un joueur réalise une action jusqu’à ce que tous aient passé : on peut placer un membre de sa famille ou un voyou sur la carte permettant ainsi de récupérer des bonus (argent, cartes contrat…), jouer une carte récupérée précédemment par un système d’enchère ou jouer une carte contrat (cette composante apporte un chaos lié au thème mais qui ne peut pas plaire à tous : on pique de l’argent aux autres…). La fin de manche se termine par une collecte de revenu où les joueurs peuvent stocker leurs magots dans un coffre métallique !
Cette courte vidéo vous permet, à la fois de voir le matériel et survoler les principes de bases.
Un jeu, c’est avant tout une expérience ludique et globalement, les mécaniques s’imbriquent tellement avec le thème que les émotions sont là. On essaye d’impressionner Corleone et les retournements de situations font qu’on se rappelle de ses parties. Pour ma part, j’ai testé ce jeu chez l’ami Arnaud ! Que demander de plus !
Lors de cette soirée du vendredi, dix membres ont fait le déplacement pour se mettre autours d’une table et « taper du carton ! »
Du plus léger, au plus complexe, il y en avait pour tous les goûts.
Commençons par Expéditions autour du monde édité par Super Meeple et apporté par Samuel et Clara. Je vous avais déjà parlé de ce jeu inventé par Wolgang Kramer lors de mon compte rendu du festival de Parthenay. Un titre qui date mais qui n’a rien perdu de sa simplicité et le rend encore moderne. Familial par essence, je le conseille fortement (à offrir ou même s’offrir) …
Pour vous rendre compte du fonctionnement du jeu, Clara vous conseille la vidéo de Simon du Passe-temps :
Pour le 2ème jeu, c’est Renaud qui nous a apporté un jeu de la gamme 1900. Niché dans une petite boite bien remplie cette collection de jeux espagnols vous propose de revivre des évènements issus du 20ème siècle (création de l’ISS, du tunnel sous la manche et même prochainement, l’invention du 1er film de Méliès).
Dans 1923 Coton Club, les joueurs gèrent un club en pleine Amérique sous la prohibition. Mécaniquement, ce jeu de Pau Carles propose une pause d’ouvriers permettant de récolter : des truands, de l’alcool, des artistes (matérialisés sous forme de cartes) afin d’attirer des célébrités de l’époque dans notre bar. L’achat de ces cartes nous permet essentiellement de récolter des icônes engendrant des réductions et de faire varier notre influence sur plusieurs pistes : banditisme, attractivité (pour recruter des stars nous rapportant des points de victoire), initiative (ordre du tour).
En six manche, le jeu est fluide et commence toujours par une phase où les joueurs peuvent jouer une carte évènement cachée qui sera révélée et activée en fin de manche. Cette idée, la gestion de ne pas trop utiliser la pègre (apportant des points négatifs), une thématique inhabituelle et son prix réduit (25 euros) donnent une originalité à ce jeu.
Nos Arnaud se sont frottés à un titre de la trilogie de l’Ouest de Sean Philips : Paladin du Royaume de L’Ouest. Moins interactif qu’Architectes, les joueurs vont poser des ouvriers sur un plateau personnel après une phase de draft apportant des ouvriers plus ou moins qualifiés. Bien sur les actions vont, parfois nécessiter une couleur de meeples spécifiques ou un nombre particulier
Rien de bien innovant à la description mais le tout s’imbrique bien, l’ergonomie est fantastique, le hasard peu présent. Le titre de paladins provient de cartes personnelles dont on place une au-dessus et l’autre au-dessous, en début de tour, apportant des avantages et des surprises (bonus en habilité, amélioration de certaines actions…). Il faut donc s’adapter et faire des choix qui brisent nos neurones pendant 1h30 de partie.
Le titre le plus expert de la soirée a été Brass Birmingham apporté par Fred. Ce titre de Martin Wallace a une bonne présence sur table, comme vous pouvez le voir !
Comme je suis limité en terme de caractères et que je suis d’une nature paresseuse, je vais vous conseiller une vidéo si vous voulez savoir comment ça se joue…
A votre avis qui de Fred, David, Sebastien ou David « petitpetons » a gagné cette partie ?
C’est déjà le milieu de semaine et place à nos recommandations, cette fois-ci, c’est Clara qui s’y colle avec Coal Baron… L’image ci-dessous, vous présente « nos prochains focus » dans les semaines à venir …
Clara a choisi un titre qui colle avec l’actualité car Coal Baron va sortir courant octobre, porté par une toute jeune structure éditoriale : Passe Ton Tour Games. J’ai pu les rencontrer au festival de Partenay, cette été, et ils ont pour ambition de sortir 4 jeux en fin d’année (avec en plus Reigns, Quadri et l’Aventure fabuleuse).
Ce titre a été financé par kickstater et cette vidéo explicative des recettes ludiques vous permet de comprendre les mécanismes principaux et de visualiser le matériel :
Mais Coal Baron a déjà eu une histoire en France…
C’est tout d’abord un jeu inventé par un duo d’auteurs mythiques : Wolfgang Kramer et Michael Kiesling (créateurs entre autre de la trilogie des masques : Tikal, Java, Mexica (et leurs nouvelles itérations chez super meeple). En solo, chacun a également créer 6 qui prend pour l’un et Azul pour l’autre)… Des immenses vedettes donc…
Ensuite Coal Baron a précédemment été édité par Gigamic sous le titre de Gueules noires. Longtemps épuisé, il s’arrache à prix d’or sur les sites de vente de jeux d’occasion. Voici un aperçu de son ancien matériel :
Ce jeu de pose d’ouvriers pour 2 à 4 joueurs vous plonge dans la gestion d’un complexe de l’exploitation minière, au 19ème siècle, dans le nord de la France. Il est calibré pour être un titre initié.
Coal baron est classique sur son principe : on collecte des matières premières, on les transporte et on les livre pour remplir des contrats mais ses auteurs ont apporté 2 innovations qui apportent un twist intéressant :
-Nous possédons, devant chaque joueur, un ascenseur au cœur de sa mine, qui ne fait que monter et descendre. Sa gestion n’est pas si simple et demande un peu de prévision pour être efficace (on retrouve un peu cela dans Otys)
-Ce jeu repose sur la pose d’ouvriers sur des emplacements uniques. Ceux ci ne sont pas bloquant pour les joueurs, en effet, pour réaliser l’action déjà prise par un adversaire, il suffit de payer plus d’ouvriers que son prédécesseur.
On ajoute à cela une dose de majorité, pas mal de questions et de choix… La recette est là pour avoir un jeu agréable, qui tourne. Espérons que cette réédition porte chance à Passe Ton Tour Games, jeune éditeur français qui se lance dans un marché tellement concurrentiel.
Pour cette rentrée associative, les membres de STRATEJEUX vont faire une série d’articles sur un titre qu’ils apprécient. Pas sur que le jeu soit disponible dans nos boutiques Troyennes partenaires mais si vous voulez venir nous rencontrer les vendredis soirs pour les tester, on vous accueillera avec plaisir…. Voici une image qui montre nos prochaines recommandations (je vais les publier chaque milieu de semaine) :
Comme on n’est jamais mieux servi que par soi même, je vais commencer par ma sélection : Corto, jeu reprenant la licence de la bande dessinée romanesque éditée par une petite structure Ludocom et épaulé par Matagot. Aux manettes de ce titre : deux auteurs majeurs français : Sébastien Pauchon et Laurent Escoffier.
Alors pourquoi conseiller un jeu à licence, assez chaotique au niveau des sensations ? Et bien en premier lieu pour la beauté de l’édition : les cartes sont issues de cases de bd (ah le dessin de Pratt) et sont particulièrement bien adaptées car lisibles, les figurines de Corto et de Raspoutine font vibrer la corde sensible de l’ancien figuriniste que je suis. Dans un second temps, c’est l’aspect licence. Je suis un grand collectionneur de bandes dessinées et en 2013, Corto était un des premiers jeux à « licence bd » à sortir dans le monde ludique. J’avais pu découvrir en exclusivité, ce titre à Paris est ludique en compagnie de ses deux auteurs.
Parlons de la mécanique principale, le plateau central est constitué de bandes qui représentent chacunes une aventure de Corto Maltèse. Chaque zone a sa pioche attitré. A son tour, les joueurs vont placer une carte de sa main sur une bande de manière adjacente et vont placer des jetons de sa couleurs. L’objectif est de construire des zones adjacentes assez grande et d’obtenir des majorités.
Les retournements de situations sont réguliers si bien qu’on ne contrôle pas toujours énormément le déroulé du jeu : arme qui élimine un jeton d’un autre, pion Raspoutine ou Corto transforment les couleurs de jetons. La pioche apporte également une vraie part de hasard. ça ne peut pas plaire à tous les joueurs, j’en suis conscient.
Pour vous donner plus de précision sur la mécanique, voici un Ludochrono qui résume l’essentiel :
L’intérêt principal de ce titre est également de proposer des mini règles par bandes qui forment le plateau central. Cet apport permet de coller aux romans graphiques d’un point de vue thématique. Il existe une mini extension basé sur une fable à Venise.
Je ne vais pas vous dire que ce jeu est exceptionnel mais il a compté dans ma découverte du monde ludique. Je voulais également parler d’un titre plus ancien… Alors, avez vous envie de l’essayer ?
Après une courte assemblée générale qui parle de nos nouveaux statuts et nos partenaires sur Troyes (compte rendu que vous allez recevoir par mail), nous nous sommes penchés sur deux titres dont leurs maisons d’édition respectives ont eu des difficultés financières, cette année.
Globalement, joueur que nous sommes nous n’avons pas grand-chose à leur reprocher. Le monde ludique est de plus en plus impitoyable et la concurrence est donc rude…
Commençons par Museum, jeu de Olivier Mélison et Eric Dubus par Holy Grail Games.
Dans cet opus nous sommes des directeurs de musées au début du siècle dernier et nous devons gérer au mieux notre établissement en récoltant des œuvres et les exposer sur notre plateau personnel. Après avoir piocher une carte évènement historique (qui modifie légèrement les règles de la manche), des œuvres vont être mis à disposition pour les musées. Celles-ci proviennent d’une des 4 régions du monde et ont pour caractéristique une couleur (type de civilisation) et parfois un symbole qui représente une catégorie. (Arme de guerre, sculpture…).
Les joueurs vont pouvoir, dans un premier temps en récolter puis faire une action lors de son tour. Globalement, la principale action consiste à placer des cartes dans son musée lui permettant de récolter des points de victoire. La fin de partie se déclenche dès qu’un joueur dépasse les 50 points. Pour pouvoir réaliser ce placement, il faut pouvoir payer son cout en défaussant, de sa main, des œuvres et les rendant ainsi disponible aux autres. D’autres détails sont également présents comme les experts qui améliorent nos collections, l’optimisation de nos salles de notre musée pour exposer efficacement les cartes de la même famille de manière adjacente. Il faut, aussi gérer l’opinion publique des différents continents qui n’apprécient pas toujours le fait qu’on pille les objets de leurs histoires (engendrant des points en négatif !).
Ce titre est excessivement bien édité avec des illustrations de Vincent Dutrait, toutes différentes et des textes décrivant les œuvres. Culturellement, le jeu est excellent. Mécaniquement, ce titre manque toutefois de dynamisme… Ce n’est que mon avis à chaud. Bravo à Béatrice qui a su habilement exposer des œuvres du monde entier coiffant au poteau ses 3 autres adversaires portant des vestes de costumes poussiéreux (tenue de circonstance pour quelqu’un travaillant dans un musée ou une bibliothèque [désolé Cédric]).
Continuons avec Time of empires un jeu de civilisation très original développé par Pearl games (éditeur pas assez rentable pour le géant Asmodée ?)… Durant 3 âges, les joueurs vont développer leurs peuples mais ce qui fait l’originalité du jeu, c’est son aspect en temps réel en utilisant des sabliers. Un âge dure 9 min et les joueurs jouent en même temps avec une petite musique d’ambiance. Cette vidéo vous donne une idée de la chose :
La boite de ce jeu (assez grande) est bien pleine car elle comporte des plateaux joueurs bien larges permettant de retourner des sabliers sans tout faire tomber. Cette gestion de ces timers permettent aux joueurs de placer des érudits, gérer des majorités, placer des troupes sur un plateau central mais aussi récupérer des cartes. Les codes d’un jeu de civilisation sont là mais la simultanéité peut être clivant (on en sort fatigué, on doit réfléchir rapidement, on joue dans son coin…). On a quand même un jeu réellement original qu’Alexia peut vous faire tester si vous venez à l’association…
Retour sur notre cession de fin de vacances : le 1er septembre 2023. Le mot clé était : GESTION
GESTION d’une maison (on vise petit !) avec Dreams home. Dans ce titre, l’objectif est de construire une belle maison mais attention chaque pièce choisie doit être collectée avec intelligence. Pas de maison sans salle de bain, pas de chambre trop grande, ni de piano dans les toilettes.
Je ne sais pas si David a été un bon décorateur d’intérieur ce vendredi !
Voici une vidéo qui explique la mécanique principale de ce jeu familial :
GESTION de civilisation (on vise très grand !) avecAge of civilization
On retrouve tous les poncifs du genre avec les merveilles, les batailles, les ressources…Nous allons choisir une action parmi plusieurs disponibles mais attention, celles-ci évoluent au cours de la partie. Les joueurs vont petit à petit se perfectionner en montant sur un arbre de technologie… Mais comment on active ces actions ? Et bien grâce à des ouvriers qui peuvent être éliminés en cours de partie… Ce ludochrono vous donnera une petite idée de ce titre.
Pour information, nous nous retrouvons au centre Renée Peltier dès le 8 septembre. Bruno fera une assemblée générale exceptionnelle pour parler des partenariats vis-à-vis des boutiques locales mais des récents changements du bureau. A la semaine prochaine.
A deux heures de Troyes, un festival clôt la période estivale : C’est Orléans Joue. Le cadre est toujours aussi agréable, à deux pas de la cathédrale.
Pour cette édition, le salon a ouvert dès le vendredi soir, en nocturne. Pour l’évènement, des bénévoles mais aussi des animateurs présentaient quelques nouveautés de la rentrée : Faraway, The art projets… Le monde ludique se professionnalisant, il est toutefois plus difficile de rencontrer des personnes clés du milieu dans des festivals de taille moyenne comme celui là.
Parlons de mon salon, j’ai voulu essentiellement tester 3 jeux de la protozone… Les organisateurs avaient particulièrement mis en avant cette partie, surtout sur facebook.
Parlons, du premier titre Hieronimus. Un jeu de tuiles où l’objectif est de construire une fresque. Chaque morceau dessiné possède un fond coloré et une représentation (humain, mort…). A son tour, un joueur a 2 actions et va devoir au minimum poser une tuile au centre en respectant une correspondance par tuile adjacente. Nous avons également, des objectifs personnels et communs pour récolter à chaque pose des pièces correspondant aux points de victoire. Sans être d’une originalité folle, ce jeu a le courage d’avoir un thème innovant. De l’épure est toutefois encore nécessaire.
Ensuite j’ai essayé Toutes voiles dehors ! de Thomas Planète. Cet auteur n’est pas un inconnu du milieu ludique. Il a crée Turbulences : un jeu familial, tout en bois et ce 2ème titre était présenté, dans ce même un matériel luxueux. Ce titre est un jeu méchant où on commence notre tour, en poussant une colonne de tuiles représentant la mer. La tuile sortant du plateau va nous indiquer le nombre de cases dont notre bateau peut se déplacer puis, au verso, un évènement qui s’applique à la fin de notre tour. Notre bateau possède également un équipage qui nous permet de faire des actions comme attaquer ses adversaires, naviguer dans des zones accidentées, tirer sur le kraken… Mais attention, ces actions spéciales correspondent aux points de vie de notre bateau. Plus on les utilise et moins on est résistant (très bonne idée). La partie se termine quand un joueur est éliminé et celui qui a le plus de trésors remporte la partie. J’ai adoré les sensations de ce jeu. L’auteur cherche actuellement un éditeur pour le sortir en boutique. Il risque également d’en faire une version luxe, en bois, mais ne veut pas revivre ce qu’il a fait avec turbulences et la demande trop importante par rapport à sa capacité de production
Enfin j’ai essayé le jeu abstrait et de mémoire de Dominique Breton (un local) : Coco dingo. Notre partie, à 4, par équipe consiste à envoyer nos 2 singes à l’opposé du plateau. Mais pour se déplacer obligation d’être recouvert et d’aller au maximum de son déplacement de manière orthogonale. La partie se transforme vite en un joyeux bordel où on ne se rappelle plus où se trouve nos pièces. Ce jeu, crée en 2018, est déjà en vente sur le site de l’auteur qui fait de l’impression en 3D .
Niveau éditeur, plus classique, nous avons testé Turbo Kids, un jeu de course, par équipe où un joueur doit guider son coéquipier en manoeuvant son pouce et en lui parlant pendant qu’il trace le trajet d’une voiture avec un Velléda sur un circuit. Sympa à essayer et sans doute intéressant pour les enfants. Je suis toutefois sceptique sur l’intérêt d’utiliser à outrance « la licence » Zombie Kids.
Nous sommes restés un moment sur le stand de capitaine meeple qui vendait des jeux, pas encore édité en France : le magnifique where i am ? Alice in a tea party où la partie se passe autour d’une table miniature avec de la porcelaine. J’ai pu essayer le jeu taiwanais electropolis qui je vous avais présenté lors d’un précédent article.
Loin d’être facile, le mélange de pose de tuiles, plan d’urbanisme et gestion des pouvoirs publics pour nous couvrir de la pollution produite offre un mini casse-tête agréable.
Chez Atalia nous avons essayé un jeu de dés frénétique (Go nuts) utilisant le stop ou encore où il fallait collecter le maximum de noisettes et s’arrêter au bon moment. Si tous nos dés affichent un chien, on perd tout et on enchaine les lancés avant que nos adversaires aient tous un chien sur leurs dés personnels. Rien de bien exceptionnel, il ne battra pas l’excellent punto qui n’a rien à voir mais qui est dans la même gamme
Enfin, chez les spaces cowboys , j’ai pu me frotter à Archeos society de Paolo Mori. Ce titre se découpe en 3 manches qui se terminent à chaque fois quand 3 idoles sont récupérées dans la pioche. Le principe du jeu consiste à poser des collections d’explorateurs. La dernière carte posée va permettre d’avancer sur ces pistes permettant de collecter des points de victoires. A son tour, on pioche une carte ou on pose une collection.
Problème, en posant une collection, toutes les autres cartes de ma main partent dans la zone de pioche et donc sont disponibles aux autres. Les bonnes idées sont là mais un sentiment de longueur est apparu au cours de ma partie. Chaque explorateur apporte un pouvoir unique permettant un renouvellement mais c’est insuffisant pour moi. Dommage, à vous de vous faire une idée.
J’en ai fini pour cet excellent festival qui marque la fin de l’été…. A plus pour un prochain article…
En ce 18 aout 2023, c’est un véritable voyage dans le temps que les membres de stratéjeux ont vécu sous un temps moite comme peut si bien nous générer cette bonne vieille région auboise sous l’effet du réchauffement climatique… Il n’y a plus de saison, mes p’tits meeples…
Remontons dans le temps, à l’époque du jurassique avec Gods love dinosaur de Kasper Lapp, localisé par catch up games en début d’année. C’est un jeu de pose de tuiles où l’objectif est de construire un écosystème viable (gestions de proies (lapin ou autre) superficie suffisante pour permettre la reproduction) pour faire prospérer des dinosaures et leurs œufs et accumuler ainsi de précieux points de victoire…
Sous une apparence simple, la gestion de tout ce petit monde n’est pas si facile. La récupération de tuile se fait sur un plateau central mais au fur et à mesure que les colonnes se vident, les dinosaures s’activent sur les plateaux joueurs. Et un tyrannosaure sur une zone pas bien agencée peut faire des dégâts et pourrir une stratégie !
L’explication de la chaîne alimentaire de manière ludique n’a jamais été aussi concret.
Passons ensuite à l’année 1350 où la peste noire ravage la ville de Bristol…La boite de ce jeu est magnifique (elle forme un livre) et est tiré d’une collection de jeu localisé par lucky duck games (également disponible Tortuga).
Ce titre est un jeu de fourbasse dissimulé sous un thème grave et des illustrations qui semblent venir du moyen âge. La peste noire s’est abattue sur Bristol, votre seul moyen de fuir la ville est de grimper dans l’une des 3 charrettes à pommes direction la campagne.
En début de manche, 6 dés vont être lancés et attribués aux différents chariots où se trouve les joueurs (c’est ces fameux dés qui engendrent les contaminations) puis vous devez effectuer une actions parmi 3 : relancer des dés, piocher une carte remède ou déplacer un pion en bousculant un autre ou sautant de chariot en chariot … Puis on récupère des cartes contaminations en fonction des dés devant notre charette. Tant qu’on n’est pas contaminé : tout va bien et il faut sortir de la ville sur le chariot de tête mais si un joueur attrape la peste, il ne faut pas hésiter à empêcher les autres de survivre en se cachant sur une charrette tout en cachant son état de santé… Quand je vous disais que ce jeu est fourbe ! On se retrouve avec un jeu semi coopératif bien méchant
Enfin continuons notre bon dans le temps avec un titre sf: starship captain.
Nous faisons partie d’une expédition et nous devons, comme dans les meilleurs épisodes de star trek, explorer la galaxie et réussir des missions en plaçant des ouvriers particuliers sur les cartes d’un plateau central.
Ce titre innove avec le principe de file d’ouvriers ! Chaque joueur pilote un vaisseau d’exploration composé d’un équipage. Celui- ci est composé de pions de couleur diffèrent (et donc pouvant activer une action de la même couleur). A son tour, on récupère son premier personnage, on réalise une action et on le place à l’arrière de la file.
Ce titre demande donc une planification importante pour être efficace et ce n’est pas si simple… il y a des choses à faire dans un vaisseau spatial : piloter le vaisseau, améliorer ses équipements (via un arbre de technologie), réparer les attaques d’aliens… Un eurogame sympatique avec un thème bien travaillé.
Je termine ce petit article pour souhaiter bonne chance à Avril et à son nouveau départ. Merci d’être passé nous voir lors de cette soirée…
Après quelques jours intensifs pour les chanceux qui se sont rendu au FLIP, des jeux simples étaient de sortis pour cette séance.
Pour rappel, durant les grandes vacances, nous nous retrouvons non loin de notre salle habituelle, à la médiathèque des chartreux. Le covoiturage est même possible pour les allergiques au vélo !
Commençons par un jeu, qui rappelle l’été, la mer et la plongée : Into the Blue de Knizia chez Funnyfox
Ce jeu est une variation moderne du Yathzee. En 3 lancées de dés, un joueur doit avoir une suite qui commence obligatoirement par un 1. Ce lancé va permettre de placer des coquillages sur une profondeur de plongée sur un plateau commun à tous. Une bonne combinaison permet parfois de récupérer des trésors. En fin de partie, on compte qui a la majorité par section de plateau afin de remporter des coffres supplémentaires. C’est très rapide et simple.
Passons ensuite à Senators édité par Ferti
Cette photo de permet pas de voir tout le matériel de ce titre. Il est constitué d’un plateau central et d’une centaine de cartes.
Rome est en pleine tourmente, les guerres incessantes et les conflits internes vident les caisses de l’Etat et appauvrissent sa population. Le Sénat doit se réunir prochainement pour élire le nouveau Maître de Rome qui saura apaiser le peuple. Vous vous en doutez, ce titre apporte de nombreuses interactions entre les joueurs. C’est avant tout un jeu d’enchères avec la monnaie qui circule de joueurs en joueurs si bien qu’il est difficile d’être totalement à sec (ce qui peut être déplaisant dans cette mécanique). L’objectif est de collectionner des cartes de même valeurs pour augmenter sur la piste du sénat. Pour s’en sortir, il faut peu jugeote, de chance et d’opportunisme…
On termine par un titre joué par Bruno au Flip : Electropolis
Dans ce jeu d’un éditeur Taiwanais, l’objectif est de construire une zone de production d’électricité efficace. On est donc loin des thèmes actuels liés à l’environnement et à la nature ! Rien en vaut une bonne centrale à charbon pour gagner à Electropolis !
Chaque joueur va décider du nombre de tuiles qu’il veut récupérer. Attention, plus on en demande et moins on aura l’initiative. De plus, la prise de tuiles doit se faire avec des tuiles qui se suivent (autour du plateau), ce qui limite un peu plus les choix… Ces bâtiments sont ensuite placés sur un plateau personnel qu’il faut compléter complètement pour déclencher la fin de partie. Chaque bâtiment doit être adjacent à quelques chose de précis, des malus de pollution sont là, Il faut prévoir l’alimentation nos centrales… Vous avez compris le principe.
On vous attend, vendredi prochain, à la médiathèque des Chartreux