Belle soirée dans notre salle traditionnelle où nous avons pu tester pas mal de grands classiques mais aussi quelques nouveautés. On espère que ce rendez-vous a plu aux quelques personnes curieuses de nos soirées hebdomadaires…

Voici un pèle-mèle de quelques titres joués ce vendredi :

Faisons une rapide présentation de :

-Karuba où Claire et sa fille ont envoyé des explorateurs sur une ile à la recherche de trésors cachés. Le plus difficile est d’optimiser son parcours à travers la jungle en plaçant « en duplicate » les bons chemins. Je vous en avais déjà parlé précédemment. C’est un grand classique de chez Haba inventé par Rugider Dorn.

-David a construit un moteur élégant pour optimiser sa collecte de diamants avec Splendor. Edité avec de jolis jetons de poker, ce jeu de Marc André est une course aux points de victoire parfaitement huilée. Avec ces milliers de boites vendues, ce titre fait partie de notre ludothèque commune à coup sur !

-Alice (l’elfe) et Béatrice (la naine) ont exploré un repaire de dragon dans Clank ! Basé sur une mécanique de deckbuilding, les joueurs vont se déplacer sur un plateau central et tenter de récolter un maximum de trésors avant les autres. En jouant nos cartes, des cubes « clank » à la couleur des joueurs sont ajoutés dans un sac dans lequel on pioche quand le dragon nous attaque (car nous faisons trop de bruit !)… Qu’il est difficile de maitriser ce risque sans mourir !

-Bruno a présenté à Léthi un petit casse tête agréable qu’est Lost Seas. Au début du jeu, chacun va choisir 8 objectifs posant des contraintes (plus ou moins difficiles à réaliser) puis le jeu commence et chacun va compléter son tableau de tuile en essayant d’être le plus efficace. Mince, sur cette colonne, je ne dois pas mettre plus de 3 éclairs, et dans cette ligne, il ne doit pas y avoir de Kraken. On se casse la tête pendant une 20ène de minutes !

-Enfin Tipperary est une boite que l’association a acheté récemment. Sous son design un peu austère nous avons ici un jeu de placement de tuiles. Les joueurs récupèrent au centre de la table autours d’un plateau à 5 zones, un polyominos qu’ils vont placer dans un village personnel. En connectant efficacement les tuiles, des moutons apparaissent tout comme des fûts de whisky… ça sent l’Irlande à plein nez.

Mais le principal focus de mon article est lié à Doggerland apporté par Renaud. L’idée thématique est de développer une tribu de cro magnon dans une région aujourd’hui disparue. Mécaniquement, nous sommes dans de la pause d’ouvriers vers -15000 av J.C ! Voici une review qui présente les mécaniques et le gameplay de ce titre :

Ecrire sur ce jeu me permet surtout de faire un pas de coté pour présenter Emmanuel Roudier artiste, illustrateur et auteur de bd et de jeu de rôle. C’est quelqu’un qui a relativement compté pour moi car étant fan de bd, je sillonne les festivals depuis tout jeune et c’est honnêtement la première vraie rencontre bienveillante que j’ai eu dans ma vie lors d’un festival alors que j’étais adolescent. Il a su me transmettre la passion de la préhistoire, de présenter son livre sans être lassé des enchainements de dessins qu’il doit faire en festival, en prenant le temps d’échanger avec moi d’égal à égal. J’ai adoré cet échange magique. Il est donc, vous l’avez compris, aux pinceaux de Doggerland. Parlons un peu de lui et de ses ouvrages principaux.

Emmanuel Roudier est né en région parisienne en 1971. Il est connu pour son travail portant sur la période de la Préhistoire et pour ses illustrations d’univers de fantasy (avec 7 mages dont je ne parlerai pas vraiment ici)

Parlons des quelques bd qu’il a dessiné :

Vo’ houna est une bd dont les 3 premiers tomes ont été édité par soleil puis l’intégrale contenant la 4ème partie chez errance.  Elle raconte l’histoire d’amour entre une Néandertal et un homme de Cro magnon. Le coté fantastique est très présent avec des personnages pouvant parler aux animaux grâce à des objets magiques. Les croyances liées aux animaux de nos ancêtres sont particulièrement bien retranscrites.

Néandertal publié chez delcourt enlève le coté magique de sa précédente saga pour se focaliser sur l’histoire d’un Néandertal : Laghou artisan habile mais boiteux. Comme toujours dans ce type de récit, la quête que va devoir accomplir ce personnage le dépasse…  Roudier dessine, dans ce saga,  de magnifiques planches muettes où nous suivons nos personnages courir dans des steppes magnifiques.

Chez Delcourt, toujours il adapte le légendaire récit historique : la guerre du feu en 3 tomes

Sa dernière bd date de 2023 et est édité par une toute petite structure Les editions Fedora où il fait revivre le temps d’un album le site du Rozel (dans les dunes de la côte de la Manche) avec Rozel : l’empreinte des hommes-oiseaux

Mais pour illustrer un jeu chez super meeple, vous pensez bien qu’il adore le monde du jeu… Roudier élabore en 2011  un jeu de rôle sur table préhistorique : Würm, qu’il écrit, illustre et met en page. Le jeu se déroule à l’époque de la glaciation de Würm, il y a environ 35 000 ans, et permet de jouer les aventures d’humains préhistoriques dans un cadre fidèle aux connaissances scientifiques du moment, tout en autorisant l’inclusion d’éléments surnaturels, il obtient même le grog d’or pour ce titre en 2012. Elle a été rééditée par Blackbook dernièrement… Voici un échange entre l’éditeur et son auteur :

Vous pouvez lire également une interview de cet auteur génial sur ce site.

Dernier projet de Roudier : l’écriture d’un roman Panthère Pâle qu’il édite à compte d’auteur et que vous pouvez acheter en cliquant ici 

En espérant que ce pas de coté vous a donné envie de lire cet auteur génial… à plus les joueurs Troyens…

Pour ma part, j’ai :

  • Essayé de survivre à une nature sans pitié dans le désert interdit. Notre équipe bien que soudée, n’a pas survécu aux impitoyable tempête de sable et surtout à la chaleur de plomb. Bien que nous ayons découvert les secrets d’une cité ensevelie et les pièce de notre aéronef, je n’ai pas survécu (Essayé de survivre à une nature sans pitié dans le désert interdit. Notre équipe bien que soudée, n’a pas survécu aux impitoyable tempête de sable et surtout à la chaleur de plomb. Bien que nous ayons découvert les secrets d’une cité ensevelie et les pièce de notre aéronef, je n’ai pas survécu ( le vrai maillon faible de l’équipe). Ce jeu est une variante de l‘ile interdite et du ciel interdit, publié tous les 3 chez cocktail games.
  • Essayé de trouver le sens caché d’un roman les enfants de la Terre tome 1 avec le jeu Nouvelles contrées. Les images « marque page » ont été bien difficiles à détecter en début de partie. Entre les description de grotte et de comportement d’homo sapiens, on a eu du mal à se coordonner. Voici l’explication de ce jeu.

C’est une date qui sonne bon la fin de l’été… Tous les derniers week-ends d’Aout, le Campo Santo installe des tentes sur Orleans pour faire jouer les visiteurs… Quelques nouveautés et exclusivités étaient présentées…

7 wonders dice le prochain repos prod

Dewan chez Space cowboys

Battle of Hoth la re thématisation de mémoire 44 chez Days of wonders.

Voici ma première impression de quelques titres que j’ai pu essayer :

Tulikko est un jeu de tuiles nouvellement sorti chez Studio H. L’objectif principal du jeu est de positionner efficacement des tuiles forêts sur son plateau personnel.

Chaque positionnement va nous permettre de placer des pions (en connectant des tuiles de même couleur, en remplissant des objectifs, en recouvrant tous les symboles d’un même type sur son plateau) ou des rivières… Le premier joueur qui se débarrasse de ses éléments met fin à la partie. L’originalité du titre vient dans la manière de prendre sa tuile. On place une tuile personnelle « sur un plateau encoche » et on en pousse une autre sur une glissière centrale. Cette action va faire tomber la tuile désirée qu’on va devoir placer sur son plateau personnel sur un symbole imposé.

L’ensemble bien qu’agréable ne m’a pas procuré des sensations inoubliables.

Gosse sortie de Blam ! pour septembre : Célestia Duo de Bruno Cathala.

Dans ce jeu de gestion de cartes et de prise de risque, les joueurs, à bord de leur aéronef, doivent rattraper un bateau pirate et l’affronter avant la fin du parcourt.

Dans ce jeu coopératif, les joueurs vont avancer sur un plateau symbolisé par des cartes et devoir affronter des évènements générés par des dés. Comme dans le titre original, il vous faudra des cartes en main pour les annuler. La prise de risque vient dans nos cartes en main qui peuvent vite manquer. Il faut optimiser tout en ne pouvant pas ou peu parler avec son co-équipier.

La sensation est bien différente de l’original si bien qu’on peut parler d’un jeu dans l’univers de Célestia. Il y a quelques filiations mécaniques directes mais les sensations sont tout autres. Toutefois, il n’y a pas à dire, ça tourne bien, comme tout ce que publie Bruno Cathala.  

On continue avec la suite de Nouvelles contrée qui se jouait avec des livres… Cette fois-ci Comix strip vous propose de jouer avec une bd !

C’est un jeu coopératif où un rédacteur en chef va envoyer ses journalistes sur une page de bd. Les journalistes vont connaitre l’endroit où il se place dans la planche et vont devoir dessiner la case où ils se trouvent avec des symboles étranges et des contraintes… L’objectif du rédacteur en chef va être de deviner à quel endroit se trouve chacun de ses employés. En cas d’échec, des symboles vont se défausser si bien que la manche suivante sera plus complexe à représenter. Dans ce jeu, soit on perd car un joueur n’a plus de symbole, soit on a la satisfaction d’écrire un article du tonnerre sur la bd qu’on a prise dans notre bibliothèque… Voici le compte rendu rédigé lors de notre partie.

Assurément ce jeu est un ovni… J’aime bien. Prochaine sortie en Octobre de chez Olibrius.

Pour continuer, mes yeux ont papillonné devant Moustache avec ses cartes foils.  

C’est un jeu de pli qui sort en fin de semaine.  Edité par lumberjack, ce jeu propose d’avoir des équipes tournantes entre les 4 manches de la partie mais aussi des retournements de situations avec des contraintes par manche… On a par exemple :  drafter 3 cartes à votre voisin de gauche avant le début de la manche, le 2 est la carte la plus forte de toute, il faut faire le moins de points possible pour gagner la manche… C’est drôle, la direction artistique est magnifique… Je suis parfois septique devant la profusion des jeux de plis, cette année, mais celui-ci est vraiment bien sans apporter trop de micro règles confuses.

Enfin, j’ai redonné une chance à Take time, prochaine sortie de Libellud.

C’est un jeu à expérience coopérative où les joueurs, sans communiquer doivent placer des cartes autours d’un quadrant. La sommes des cartes par cadran, doit toujours être de valeur croissante. Après une phase de discussion où les cartes sont encore cachées, les joueurs doivent alternativement poser une carte autours du quadrant. Ceux-ci ont de nombreuses contraintes apportant 40 défis intellectuels complexes.  Un aspect étrange qui ne m’avait pas totalement convaincu à Parthenay. Suite à l’enthousiasme de mes petits partenaires de stratéjeux, j’ai redonné la chance à la bête… Et ils avaient raison ! On a ici un futur jeu qui génère une sensation étrange et nouvelle. Un futur hit à ne pas en douter.

-Message en provenance du secrétaire de l’asso stop…

-Difficulté à ouvrir la salle pour jouer stop….

-Deux tables installées dans le couloir stop…

-Accueil de Théo qui j’espère n’a pas été trop dégouté par les mécanismes ludiques proposés stop ….

-Partie de Kingdomino stop… Jeu de pose de tuiles et de combinaisons de Bruno Cathala stop… Beaucoup de variantes proposées dans le commerce (dragomino, queendomino, origin, moonriver…) stop… Egalité parfaite entre Raph et Aurélien à la fin de la partie stop…  Actualité sur ce titre en 2025 : nouvelles illustrations et booster d’extension en prévision stop…

– Rappel du sel marin avec See salt and paper. Stop… Jeu de cartes en plusieurs manches où il faut arriver à calculer le score dans sa main et évaluer celui des autres stop… Inspiré du Rami stop… Possibilité de prendre des risques pour maximiser ses points stop… Belles illustrations en origami (voir le site de l’artiste ) stop… Dernier booster d’extension qui renouvelle les situations de partie stop …

-Voyage intergalactique de rongeurs avec First Rat stop… Thème un peu loufoque car la Lune est un immense fromage aux yeux des rats stop… Jeu de parcours où on collecte des ressources pour construire une fusée stop… La partie est une course stop… De l’interaction sur le plateau stop… Egalité parfaite entre Raph et Aurelien (Encore !) stop… Vidéo pour plus d’explications stop…

– D’un café miteux à un hôtel réputé stop, c’est ce que propose le jeu Grand Austrial Hotel stop… 7 manches pour marquer un maximum de PV, en servant les commandes de vos clients et en les installant dans des chambres dans votre hôtel stop… Gestion de dés assez tendue stop… Jeu qui reconnait bien son propriétaire stop… Victoire écrasante de David stop… Arnaud et Renaud ont été scotchés stop…

-Discussion sur les jeux achetés par l’association dans la ludothèque commune dont Seti. Stop…

– Manteau oublié dans la salle. Stop…

– Message terminé

Wondrous Créatures

Vous incarnez des explorateurs et exploratrices sur une île mystérieuse peuplée de créatures fantastiques qui collectent ces fameuses créatures magiques et visent à atteindre un maximum d’objectifs avant la fin de la partie. Proposant un mélange de placement d’ouvriers (explorateur + monture magnétique) et de construction de tableau . Wondrous Creatures nous ravit instantanément par la qualité de son matériel et par un thème fort… Attrapez les tous !

Andromeda edge

Dans ce jeu, vous dirigez une faction désespérée qui cherche à construire une nouvelle civilisation sur la Bordure d’Andromède. Vous commencez avec une station spatiale, quelques vaisseaux et une poignée de ressources. En plaçant soigneusement vos vaisseaux, vous récolterez des ressources, revendiquerez des lunes, achèterez des modules à ajouter à votre station, peuplerez des planètes et y construirez des développements. Bien sûr, il est possible d’attaquer ses petits camarades.

Voici une vidéo explicative faite chez un monde de jeux

Scythe

Ce jeu est une référence depuis 2018, il a permis à son concepteur Jamey Stegmaier  de se faire connaitre et de fonder sa maison d’édition. Voici le pitch de ce titre retrouvé sur internet : Nous sommes en 1920 dans une Europe qui se relève de la grande guerre. La Cité-État appelée « The Factory » qui a produit des mechs pendant le conflit attire l’attention des pays voisins. Scythe est un jeu 4X qui se déroule dans une histoire alternative pendant les années 20. Les joueurs représentent l’une des cinq factions et vont tenter de faire fortune et de prendre possession des terres autour de la Factory. Voici une brève explication des mécaniques qui ont su apporter du narratif dans un jeu très mécanique.

Expéditions

C’est sans doute le titre le plus simple présenté dans cette sélection. Simon du passe-temps a fait une vidéo magique sur ce titre :

Il faut donc se placer efficacement sur la map tout en utilisant les déplacements de vos adversaires. Un jeu qui a une première itération ancienne mais qui arrive à tenir la comparaison avec un grand classique comme les aventuriers du rail.

Cette sélection n’est pas complète, d’autres photos sont disponibles sur notre facebook.

Attention, il n’y a pas de séance prévue pour le 15aout 2025. Nous n’avons pas de salle mis à disposition, journée fériée oblige.

Notre asso est ouverte tout l’été à la maison de quartier des chartreux et c’est Bruno, à peine revenu du Flip, qui a eu la lourde tâche d’ouvrir pour une soirée où trois jeux étaient de sortis. Faisons une rapide présentation de ces titres :

15 jours en France est un jeu familial édité par une jeune maison d’édition : collective adventure. Ils avaient déjà publié un titre coopératif : budizz où les joueurs incarnent des insectes essayant de survivre aux saisons et aux dangers générés par l’homme et des prédateurs, dans un jardin. L’objectif est de marquer un maximum de points de victoire comme Hanabi.

Ici, pas de coopération mais la promesse de voyage en France. Durant 15 jours (ou tour de jeu) les joueurs ont 3 actions possibles : récupérer une carte lieu parmi 8 disponibles (il faut sauvent les acheter en nous y rendant et donc en dépensant des jetons « pas », la monnaie du jeu), prendre des cartes « rencontre » qui correspondent à des objectifs cachés ou récupérer des « pas ». Rien de bien original mécaniquement mais l’ensemble reste fluide. Le point remarquable de ce titre vient des illustrations et de la discussion que peut engendrer les cartes. Tiens, regarde le Canal de Briare, on y avait été le week-end dernier, et la place d’Aix en Othe, c’est à côté de chez nous ! Mieux qu’un cahier de vacances pour nos enfants !  Au Flip, l’éditeur distribuait gratuitement la carte liée au festival.

Popcorn est un des derniers titre de chez iello où les joueurs doivent gérer au mieux un cinéma.

Dans un premier temps, les uns après les autres, on doit récupérer une nouvelle salle, un film (plus ou moins rentable en fonction de sa date de sortie) ou faire de la réclame pour placer des meeples colorées dans un sac. La 2ème partie est simultané et repose sur un bag building construit précédemment. On pioche de 3 à 7 meeples dans notre sac afin de placer ces spectateurs dans nos salles de cinéma (il y a bien sur des contraintes de pose liées aux couleurs).

A l’issue des séances, des pièces et des points (sous forme de popcorn) sont récoltés. On peut clairement dire que la thématisation de ce jeu bien forte et que le design des affiches et du matériel renforce cela. La mécanique de bag building nécessite de gérer ses spectateurs avec intelligence, de plus, « le vieillissement » des films est une idée originale. On a tout pour se prendre pour un directeur de salles obscures. De plus, ce jeu a un prix d’achat réduit : environ 30-35euros

Terminons par Virtù. Un thème bien éloigné des deux jeux précédents. On se trouve ici dans la renaissance italienne dans un jeu de conquêtes. Une thématique qui caractérise tellement bien notre Renaud !

Chaque joueur incarne une dynastie (avec son asymétrie). Les actions sont nombreuses : conquêtes, recruter ou déplacer des troupes, collecter une des 9 ressources dont le Florin, la monnaie du jeu, construire des cathédrales, faire du mécénat… L’ensemble est très riche. On peut noter la possibilité d’embêter ses adversaires avec nos ressources « masque » qui permettent d’envoyer des espions. Il y a aussi une roue d’actions qui simule les décisions prises par votre palais. Voici un ludochrono pour expliquer, bien mieux, le fonctionnement de ce titre :

Je vous laisse sur ce dernier jeu publié par Super meeple et vous donne rendez vous un prochain vendredi pour jouer autour d’une table de jeu.

La maison de la bd, à Blois, croise les passions et consacre une exposition sur le lien entre les jeux de société et la bande dessinée.

Voici l’intitulé de l’exposition sur le site du musée :

L’association entre jeu et bande dessinée ne date pas d’hier ! Les périodiques, notamment ceux destinés à la jeunesse, ont longtemps inséré divers jeux entre les pages de bande dessinée, souvent animés par les héros du journal. Plus tard de nombreuses BD populaires ont été adaptées en jeux de société, permettant aux joueurs et aux joueuses de vivre des aventures dans leur univers favori. On remarque depuis quelques années que les jeux de société sont de plus en plus esthétiques. Entre les années 70 et 90, ils affichaient une apparence plutôt banale, avec des couleurs fades et des illustrations souvent absentes ou peu soignées. Depuis une vingtaine d’années, les éditeurs rivalisent de créativité pour proposer des jeux au design de plus en plus soigné. Le marché du jeu de société tend ainsi à offrir un matériel attrayant et de qualité. Dans les deux médiums, le travail de l’illustrateur occupe une place centrale dans le développement de l’objet. L’illustration est devenue essentiel au succès, tant public que critique.

L’exposition est scindée en 3 pôles. Un espace pour les jeux de collection, un espace de jeux et enfin un parcours immersif Le chasse monstres. La scénographie est belle. Une interview de Théo Rivière est même proposée.

Pourquoi je vous parle de cette exposition ? Et bien pour la simple et bonne raison que j’ai prêté une partie de ma ludothèque pour la partie « jeu de collection ». Je suis impressionné par le travail réalisé. Voici quelques focus sur mes jeux cédés pour l’occasion.

La partie jeu de rôle et livre dont vous êtes le héros :

De nombreux jeux de rôles reprennent des univers forts de bandes dessinées. L’éditeur français Black book éditions a énormément contribué à ce rapprochement avec des jeux comme Würm d’Emmanuel Roudier (auteur de Vo-Houna, Néandertal…), Monstres de l’univers de Sfar, Captaine Vaudou (album éponyme chez delcourt), Elfes… Delcourt a également sorti un jeu de rôle dans l’univers de Donjon.

Makaka est un éditeur qui développe une gamme de bd dont vous êtes le héros : https://makaka-editions.com/ . De cases en cases avec des mécaniques ludiques plus ou moins complexes… Cette gamme de bd dont vous êtes le héros est à découvrir.

Mon jeu Corto est même sous verre :

Dans ce jeu, le plateau central est constitué de bandes qui représentent chacune une aventure de Corto Maltèse. Chaque zone a sa pioche attitrée. A son tour, les joueurs vont placer une carte de sa main sur une bande de manière adjacente et vont placer des jetons de sa couleurs. L’objectif est de construire des zones adjacentes assez grande et d’obtenir des majorités. Les retournements de situations sont réguliers si bien qu’on ne contrôle pas toujours énormément le déroulé du jeu : arme qui élimine un jeton d’un autre, pion Raspoutine ou Corto transforment les couleurs de jetons. Une petite curiosité pour un jeu de majorité.

La gamme bd et jeu chez Opla mais aussi un cartzzles illustré par les Jouvray de ce même éditeur ont une place de choix dans la partie « espace de jeux » :

Lincoln se met au vert est un jeu de rapidité de Florent Toscano. Cet auteur a auto édité son jeu de manière écoresponsable (comme tous les titres de sa maison d’édition). L’objectif pour les joueurs est de récupérer ses 3 affaires. Mécaniquement, on retourne une carte de la pioche centrale qu’on place de manière adjacente à celle-ci. Dès que les 3 objets sont visibles il faut rapidement taper sur la pioche centrale.  

La marche du crabe est un jeu coopératif pour 2 joueurs de Julien Prothière. Chacun joue un crabe qui se déplace sur une plage. L’un bouge de manière horizontale et l’autre de manière verticale. L’objectif est de collecter des objets avec des niveaux de difficulté croissante. Autre point important, les joueurs collaborent mais ne peuvent pas parler.  

Apocalypse au zoo de Carson city est un jeu de placement de Florent Toscano et Alexandre Droit. Les joueurs incarnent un groupe de personnages qui se déplace sur un plateau formé par des cartes au centre de la table. En bougeant de manière orthogonale, les joueurs tentent de libérer les animaux du zoo qui risquent de se faire « zombifier ». Bien sûr, on peut facilement attaquer ses adversaires ou tomber sur

RIP est un jeu d’enchère léger d’Alexandre Droit. En tant que nettoyeur vous devez vider la maison d’une personne décédée et sans descendance. Quelques objets placés au centre de la table vous fond de l’œil et avec un système d’enchère visible ou caché de cartes « Vices ». Soyez malin pour récolter les objets les plus intéressants sans tomber sans tomber sur de mauvaises surprises.

On y trouve aussi le jeu la petite mort est un jeu de cartes de François Bachelart où les joueurs incarnent des étudiants désirant remplacer la terrible faucheuse. Pour cela, vous aller avoir un certain nombre de personnages devant vous. L’idée est de les accompagner au mieux vers le grand âge pour marquer un maximum de points et remporter les objectifs qui déclenchent la fin de partie. Problème : vos adversaires vont adorer attaquer vos protégés récoltant ainsi quelques points qui les approchent de la victoire. Humour noir garanti. Une exposition sur ce titre avait été faite à la médiathèque Jacques Chirac de Troyes.

La vitrine des jeux Astérix avec la dernière sortie de chez Matagot…

C’est l’occasion de présenter des vieilleries que je ne connaissais pas mais aussi des jeux plus récents comme :

Unlock un jeu d’escape game multi primé. L’objectif est de résoudre une énigme en combinant des cartes rouge et bleu. L’utilisation du téléphone permet le timer de la partie mais également apporte un pan ludique à la partie (parler, utilisation de la caméra…).  Après avoir créer une enquête gratuite tiré de sa bd Ralph Azham  ( téléchargeable ici https://www.spacecowboys.fr/unlock-demos-fr ). Dans la dernière boite Incarnez Lapinot, le héros culte de la BD de Lewis Trondheim. Vous devez retrouver votre petite amie à la bibliothèque mais rien ne se passe comme prévu… C’est absurde et ça colle bien avec l’univers. De la même manière, il existe un Unlock basé sur la bd dans la tête de Sherlock Holmes dans l’univers de la bande dessinée éditée par Ankama Editions.

Lanfeust de Troy est un jeu d’exploration en campagne où les joueurs coopèrent mais doivent réussir à être le plus héroïque. Chacun incarne un héros de la bd éponyme et la lancée de dés va imposer le nombre de cases et une forme qu’on explore sur une carte centrale (on colorie directement sur le plateau !). Entre les coffres qu’on récolte, les monstres improbables qu’on affronte, les auteurs ont su apporter du narratif dans un jeu très mécanique

Le duo d’auteurs : Ronan Toulhoat et Vincent Brugeas n’ont pas fait que de la bd avec leur série le Roy des Ribaults et Tête de chien… Ils se sont essayés à la mécanique de jeux en créant le jeu : La cour des miracles chez lumberjacks. Et oui, tous les jeux proposés précédemment ne sont pas des créations ludiques d’auteurs de bd, pour la cour des miracles, c’est la cas ! Chaque joueur joue le rôle de mendiant où il fait tisser au maximum son influence avec ses brigands sur la ville. Il y a un peu de diplomatie, de retournement de situation et se majorité sur les quartiers de la ville.

Les jeux de figurines fonctionnent plus en Angleterre ou aux états Unis qu’en France, si bien que de nombreux jeux à licences « comics » existent outre atlantique. Quelques-uns sont localisé en France.

Walking dead https://www.manticgames.com/the-walking-dead/?wmc-currency=GBP Reprend les visuels du comics pour nous offrir un jeu d’escarmouche avec figurines. Les joueurs pilotent un gang de survivants essayant de récupérer des objectifs avant le groupe ennemi. La mécanique ludique originale de ce titre vient de morts vivants qui sont des joueurs neutres (à la fois pilotés par les 2 adversaires) qui apportent de bon retournement de situations.

Dans le même univers Here’s Negan , propose de aux joueurs d’incarner  des hommes de main de Negan et sa fidèle Lucille, bien décidés à devenir son bras droit … s’ils survivent à la horde de morts-vivants ! Un jeu tactique, plein de tension et de trahison jusqu’à 5 joueurs, jouable aussi en solo.

Enfin, les jeux de figurines proposent aussi de l’exploration de donjon. C’est ce que propose le jeu Hellboy utilisant les visuels de la bd de Mike Mignola

On peut aussi citer Marvel United avec des supers héros Chibi.

Niveau bd franco-belge, la bd Okko a déjà été adapté en jeux de figurines par 2 fois. Un jeu à deux de cartes est sorti il y a un an. Un jeu minimaliste est aussi sorti, ce printemps chez Matagot.

Dungeon twister est un jeu de figurines où chaque joueur incarne un groupe de personnages fantastiques (orc, magicien…) essayant de sortir d’un labyrinthe démoniaque avec des salles qui tournent. Les joueurs ont su apprécier un titre où le hasard n’était pas présent (ce qui est rare pour un jeu de figurines). Les éditions Clair de Lune ont même créé une bd issue de ce jeu en 2012 ! Quelques figurines peintes par mes soins sont exposés… On ne se moque pas de ce vernis brillant dégueulasse que j’utilisais il y a 15 ans !

Les éditeurs de bd ont créé des ovnis qui touchent au jeu de société ou qui s’en inspire. C’est notamment le cas de :

Π ramide. Cette boite est un exercice de style ( oubapo) où le lecteur va placer des tuiles strips pour raconter les déboires du détective Rollmops dans une pyramide. Bien sur les jeux de mots sur les nombres seront légions. Une autre manière de construire une histoire à partir de tuile et des choix.

ScrOUBAbble : est un jeu qui reprend le principe du scrabble et qui est un prétexte pour les auteurs de l’association de faire un objet ludique à contrainte. Les cases sont tellement bien faites qu’on arrive à jouer à ce jeu où les lettres sont remplacées par des cases de strip !

ou Deadline  : est un jeu de cartes d’affrontement où tu dois faire survivre des dessinateurs et dessinatrices pour qu’ils publient des BD et gagnent un max d’argents. Ça se joue de 2 à 4 personnes pour des parties de 30 minutes.


Continuons mes pérégrinations au Flip et la découverte de petites pépites ludiques :

Arctic est la dernière création de Cédric Lefebvre chez sa maison d’édition Ludonaute et pour un jeu de collection, on peut dire que la mécanique est originale. Sur une piste de 5 cartes (la banquise), chaque joueur va essayer de faire gagner son animal (tiré au hasard et gardé secret) en le plaçant le plus à droite de cette ligne fictive. Ce premier objectif est un premier moyen de gagner des points de victoire.

L’autre manière de s’envoler vers la victoire est de faire des collections de cartes animaux en les empilant devant soi de manière groupée. Au début du tour, la carte précédente va imposer un nombre de cartes venant de sa main à poser devant soi. La dernière carte jouée va engendrer des déplacements sur la banquise, un pouvoir mais aussi un nombre de cartes à re piocher. Si la main du joueur est trop importante, attention aux pénalités. C’est clairement une mécanique maline difficile à décrire et inconnue jusque là. Sous un petit jeu de collection nous avons ici une proposition de gestion intelligente. Je suis content de l’avoir testé.


Prochain titre essayé : Street of Tokyo. C’est un jeu coopératif de dessin qui a été développé par une jeune maison d’édition E2C et financé sur Ulule. Dans ce titre, tous les joueurs dessinent ensemble et doivent faire deviner aux autres ce qu’ils griffonnent. Plus l’objet est difficile à faire et plus il redonne du temps au groupe s’il est découvert (Timer géré par une application). Ce qui fait le sel du jeu, c’est que nos traits doivent suivre les lignes de route d’un plan. Alors Stratéjeux qu’est ce que j’ai dessiné ici ?


Passons maintenant à un excellent jeu de lettre : Color Words. Le jeu se joue en 6 manches et les joueurs doivent à chaque fois écrire un mot sur une grille colorée où les lettres peuvent être inscrites du (haut à gauche) vers (le bas à droite)… Écrire son mot en escalier n’est pas interdit… Mais comment départager les joueurs ? A chaque manche, 3 lettres vont être tirées au sort et posées sur les 3 couleurs possibles de la grille. Chaque fois que le mot inscrit possède une de ces 3 lettres et qu’elles sont posées sur la bonne couleur, elle rapportent des points. De plus, une manche peut imposer un thème, une manière d’écrire sur la grille, source également de points de victoire. On a ici un jeu de lettres qui ne s’adresse pas aux experts. Un mot très simple comme « papa » peut vous faire glaner pas mal de points . Attention toutefois à toi Samuel… On ne te laissera pas plus de temps que celui du sablier la prochaine fois !


Faisons un petit peu de cuisine avec Hibachi Fires up ! L’objectif des joueurs est réaliser trois plats japonais en collectant , pour chaque recette, trois ingrédients… Le premier qui arrive à réaliser cet exploit gagne instantanément la partie. Mais en quoi ce jeu est-il intéressant et original ? Son plateau joliment illustré et immense… Et bien non, pour collecter les ressources, les joueurs vont devoir faire preuve d’adresse en lançant sur le plateau des jetons du type poker au bon endroit. Attention également à bien gérer son argent et à dégommer les jetons des adversaires pour les embêter.

Puis nous avons essayé de créer une planète avec Origine chez Super meeple. C’est un jeu coopératif à communication limitée. Chaque joueur reçoit une aide de jeu qui précise les types de pions natures contenue dans un sac. Ces pions peuvent être des minéraux, des plantes, des insectes… Et ils ont tous des conditions de pause. Par exemple cet insecte ne doit pas être placé à coté d’une plante. Le tour d’un joueur est assez rapide. Trois pions sont placés devant un joueur (la conditions visibles que par lui) et il va pointer celui qu’il veut placer sur la planète centrale. Le joueur suivant va désigner dans quel quart de planète, le joueur actif devra le mettre. C’est très difficile, cela demande de la mémoire et la coordination mentale. Des jetons atmosphère permettent de corriger les erreurs faites mais les bactéries viennent perturber l’ensemble. Pour gagner les joueurs doivent construire une planète avec un écosystème sans erreurs  ! Je ne sais pas ce qu’en a pensé Samuel ou Clara mais globalement je n’ai pas trop aimé mon expérience de jeu.


Autre petite déception ludique Ratjack chez studio H. Pour gagner une manche, un joueur doit atteindre exactement 25 points avec les cartes visibles posées devant soi. A son tour, un joueur pioche une carte puis il peut faire une action parmi 3 : placer une carte face cachée , jouer une carte face visible et activer sa capacité ou défausser une carte pour retourner l’une de leurs cartes face cachée et activer sa capacité. Les effets changent les règles principales. C’est un peu chaotique et longuet.


Nous avons pu essayé également Paper world qui possède une direction artistique à tomber. Vous devez poser des cartes devant vous de valeurs croissantes développant ainsi un monde de papier. La valeur 5 (la maximum) vous rapportera plus d’étoiles (points de victoire)en fin de partie. A son tour un joueur peut prendre d’une rivière de pioche ou poser devant soi des cartes de même couleur ou de même valeur. Ce n’est pas bien compliqué, c’est efficace sans nous transposer des émotions fortes.


Béatrice a également été faire un tour sur le Flip. Mais quelles sont ses découvertes ?


Azul duel la laissait dubitative… Pourquoi investir dans un jeu à deux alors que la boite principale fonctionne très bien dans cette configuration ? Après test , elle trouve que la partie change complètement avec cette version. Il y a bien plus d’interactions avec l’adversaire et on peut vraiment le forcer à prendre des tuiles des jetons ou des cartes (qui forment le plateau de jeu). Le principe reste toutefois le même : construire un motif et collecter des jetons afin de le regrouper pour marquer un maximum de points de victoire.




Béatrice nous recommande Bravest. C’est un jeu de tuiles qui se joue en 16 tours. Les joueurs les uns après les autres sélectionnent une tuile (3 sont disponibles, proche d’un pion blanc) et la placent sur leur plateau individuel (le seule contrainte est de placer une tuile à coté d’une autre). Lorsque ce plateau sera complet, chaque joueur fera parcourir à ses deux héros leur chemin, afin d’affronter les dangers et de marquer des points. Il faut donc éviter les culs de sac inutiles qui bloqueront nos héros dans la résolution

Hutan, était présenté sur de nombreuses tables chez lucky duck games. Ce jeu familial vous propose de créer et de développer votre écosystème en pleine forêt tropicale sur 9 cases ! Chaque tour de jeu débute par l’étape de plantation. Vous devez commencer par choisir l’une des cartes Fleur du marché (la pose de ces fleurs est dépendante de légères contraintes). Si au cours de la partie, deux fleurs identiques sont superposer un arbre va pousser. Mais votre forêt ne se résume pas à quelques arbres solitaires, il va falloir attirer des animaux qui eux même fertiliseront votre milieu naturel. Béatrice a accumulé pas mal d’expérience sur BGA en solo. En y jouant sur le Flip, elle trouve que le décompte des points est un peu fastidieux et qu’on joue chacun dans son coin, finalement.

Le Flip, c’est également des expositions.

L’une présentait l’évolution du jeu de rôle en France :


L’autre racontait l’histoire atypique du jeu les poilus. Jeu qui raconte les horreurs des tranchés dans un jeu coopératif. C’est le dernier travail d’illustration de Tignous qui a réalisé son dernier dessin pour le jeu : une colombe de la paix quelques jours avant son assassinat terroriste à Charlie Hebdo.

Le Flip, c’est aussi des associations locales qui font jouer une bonne partie de la nuit. Lors de ces soirées, Gwendoline a fait un tour de force : 1ère partie d’Harmonies et victoire écrasante avec plus de 100 points… Pour notre 2ème jeu, on a préféré faire un Looot plutôt que de se faire humilier une 2ème fois !


En juillet, l’évènement marquant après Paris est ludique, c’est le Flip. Et on peut le dire, de nombreux Troyens ont fait le déplacement… Je vais vous parler de mon expérience mais aussi de celui de notre président : Bruno que j’ai pu croiser dans les ruelles de la ville et qui a rédiger des avis sur quelques jeux sur notre groupe Whatsapp,


Alors que dire de ce festival ? C’est un évènement majeur sur plusieurs points : sa durée, sa gratuité mais aussi son coté multi générationnel. A Parthenay, tout le monde joue sous de multiples formes : jeux d’adresse au village médiéval, concours de puzzle, course au Woopies ( les 2 spécialités de Gwendoline), Gamejam, remise de prix ludiques, village sur la place du drapeau, lieux éphémères tenus par des éditeurs, émission sur la flip TV, exposition dans la chapelle des arts ludiques et même un village multimédia. La communauté de commune a bien compris l’aspect attractif du jeu sur cette période, ils commandent même, année après année des fresques murales sur le jeu. Un immeuble est à présent au couleur de Gigamic et de ses jeux emblématiques.

Nous avons le plaisir de croiser des auteurs de jeux (Julien Prothière, Wilfried et Marie Fort, Nathalie et Rémi Saunier, Regis Bonnessée (le local de l’étape), Thomas Planète (qui présentait son nouveau prototype : toute voile dehors ! Je vous avais parlé, il y a un an dans mon compte rendu pour Orléans Joue), Florian Boué, Juan Rodriguez… On y croisait également des chefs de projets d’éditeurs mais également des animateurs qui avaient de l’énergie pour expliquer brillamment les règles de jeux en toute circonstance.

Faisons un rapide tour de quelques titres sortis ou qui vont sortir prochainement.


Dame nature chez Opla est une refonte de Kréo. Son auteur, Julien Prothière l’a remanié fortement pour le rendre plus accessible mais aussi ajouter une pointe évolutive pour les joueurs initiés. Dans ce jeu coopératif à communication limité, l’objectif est de broder la trame du vivant. Pas moins ! Pour cela, il faudra poser des cartes « nature » unique ou des essences qui, en se combinant, permettront de poser des cartes nature d’un niveau supérieur. Le souci, c’est que si elle est jouée trop tôt, une carte nature est défaussée. Et comme les cartes nature sont uniques… la mission peut être complexe pour poser le dernier prédateur de la chaîne : le faucon. Le jeu reste très agréable avec un challenge plutôt difficile. Pour se coordonner les joueurs vont pouvoir épisodiquement s’échanger des cartes, montrer la carte qu’ils ont l’intention de jouer ce tour ou récupérer une carte défaussée. Les illustrations sont particulièrement remarquables avec des visuels d’animaux ou de plantes brodées numériquement par l’illustrateur : Bony (merci pour la dédicace au passage).


Dans le lieu éphémère Gigamic, j’ai pu tester avec David : Les jardins suspendus. Ce titre continue la gamme des excellents Akropolis ou Looot. Les mécaniques ne sont pas très complexes mais proposent un challenge agréable. L’objectif est de construire un tableau de cartes sous la forme d’une pyramide qui représente les jardins de Babylone. Pour maximiser vos points, il faut placer des animaux à des hauteurs particulières, collectionner les enchaînements de fleurs colorées, faire des groupements d’arbres. Lorsqu’on doit jouer, le tour d’un joueur est extrêmement simple : On place un de nos 3 jardiniers dans une colonne pour acheter une des 4 cartes disponibles. Plus la carte est haute et plus on doit ajouter de pions compas pour la récupérer . Ensuite, on peut dépenser de l’or pour améliorer nos cartes enfin, on regarde si nous remportons une condition de victoire commune à tous les joueurs. Ça tourne extrêmement bien, les compas et pièces sont à gérer avec parcimonie. L’ensemble reste classique et dans l’air du temps.


Dans la tanière d’un autre lieu éphémère, nous avons pu tester le prochain libellud : Take time. Ce jeu nous a fait pensé à un reboot de the Mind, mais ce n’est pas exactement cela. C’est toutefois un jeu à challenge et à expérience. À chaque manche, un cadran est posé au centre de la table (le jeu possédera 10 enveloppes correspondant chacune à un chapitre. Chaque enveloppe contient 4 missions soit 40 missions !). Les joueurs doivent poser leurs cartes à tour de rôle sans parler autours d’un cadran possédant des contraintes. Les cartes vont de 1 à 12 en deux couleurs. A la résolution, pour gagner, les cartes posées et additionnées autours du cadran doivent être posées avec des valeurs dans l’ordre croissant ! La découverte des cartes posées cachées engendre un ascenseur émotionnel important . A noté que contrairement à The Mind on a un tour de discussion pour parler de la stratégie à adopter avant de voir les cartes, ce qui apporte un plus. Libellud espère sortir un 3ème hit après Dixit et Harmonies.




Ensuite avec l’ami David, nous avons chaussé notre bonnet de détective avec Avant/après. Comment ne pas avoir pensé à ce principe plus tôt ? Deux équipes d’enquêteurs se placent face à face avec 2 images placées devant eux. Un groupe voit la scène Avant et l’autre Après. Un livret va se charger de poser des questions aux joueurs avec parfois des indices s’ils sont perdus. Dans ce jeu, pas de victoire, pas de comptage de points, juste le plaisir d’échanger et de répondre aux énigmes. Un grand bravo au travail graphique de ce jeu qui ne pourrait pas fonctionner si l’éditeur et Martin Vidberg n’avaient pas travaillé efficacement. Ça fonctionne parfaitement : nous savons maintenant qui a saboté les JO et quelle est la réelle profession de l’arbitre. Cette enquête démo sera distribuée dans le prochain magazine Plato.


Bruno a essayé Critter Kitchen et a beaucoup aimé même si il n’a pas terminé la partie. L’ambiance est proche de Flamecraft mais beaucoup plus travaillé avec plus de matière. L’ensemble est moins plat ! Le jeu propose un genre de pose d’ouvrier où il faut aller chercher des ingrédients pour faire des recettes. Or, les ouvriers n’ont pas tous la même vitesse ni la même capacité d’emport. Petite cerise sur le gâteau, le jeu est beau !

Les Troyens n’ont pas forcément brillé dans les concours proposés et même dans les parties de test. La preuve avec le dernier Knizia : Rebirth. Stratéjeux a fini à 192pts alors que le premier était à 260 points ! Mais bon, parlons du jeu. Rebirth est un jeu de placement et de contrôle de territoire. Le plateau est élaboré pour favoriser les interactions. Les fermes d’énergie ou de nourriture se groupent entre elles pour rapporter des points, les maisons se jouent en quartier délimités pour rapporter des points une fois complétés. Ça se bagarre pas mal pour le contrôle des différents châteaux et les tours (en jaunes) donnent des bonus autour desquels il ne faut pas passer à côté.
Le plateau testé était l’Irlande mais l’autre côté du plateau propose l’écosse qui a une toute autre façon de jouer.


Bruno a également repéré Panda Spin. « Mode 2025 activé », c’est un jeu de défausse avec des esprits chinois, le but est de remporter le pli pour défausser ses cartes, celui qui perd le pli reprend ses cartes et les tourne pour activer un effet plus puissant. Chaque élément a sa propre façon de jouer, le métal donne des grosses suite de nombre, le feu permet de défausser des cartes, le bois permet de prendre des points… La direction artistique est très belle en tout cas.


Je suis fan de jeux abstraits même s’ils ne sont pas beaucoup pratiqué à l’association. J’espère que la partie rapide de leaders que j’ai pu faire avec David l’a convaincu. Je me suis donc rendu sur un des éditeurs phare qui publie ce genre de création ludique : Cosmoludo. Il nous proposait l’essai de leur futur titre : Kumata. C’est un jeu de dominos où les joueurs doivent les empiler sur un carré de 6 par 6. Pour superposer son domino, il faut avoir la correspondance en chiffre. Un jeton permet également d’empêcher un adversaire de recouvrir sa tuile. A la fin de la partie, on compte le nombre de points placé sur ses dominos visibles. C’est très familial et très classique. Ce jeu sortira dans un boitage différent de la collection livre jeux qu’ils ont pu publier. On a un jeu moins abstrait… Preuve que faire du jeu abstrait en 2025 peut être compliqué. L’auteur Juan Rodriguez a d’ailleurs du mal à placer un de ses derniers protos auprès des éditeurs, est il très (trop) abstrait ?




Continuons avec les jeux abstraits et le très beau Lacuna. Dans ce jeu à 2, les joueurs doivent récolter des fleurs étalées sur un tapis. Ils vont poser alternativement des pions (or ou argenté) au centre d’une paires de fleurs identiques pour les récupérer. Quand tous les pions sont joués, on observe chaque fleurs restantes et la distance par rapport aux pions des joueurs. Elles sont récoltés par le joueur dont la distance est la plus faible (comme à la pétanque). Pour gagner, il faut cumuler 4 fois 4 fleurs identiques. L’idée est originale notamment l’estimation de distance dans un jeu abstrait. L’édition est à couper le souffle toutefois le prix d’achat de ce titre (25-30 euros) est un peu élevé pour les sensations qu’il procure. A retester !


Enfin je tiens à souligner, que je n’aime pas trop les jeux de bluff même épuré à l’extrême comme le poker des cafards. Nous avons testé bistro et c’est exactement… la même chose ! A son tour, un joueur pioche une carte alcool (vin, cocktail, champagne…) et doit le proposer à un adversaire face caché. Libre à chacun de mentir ou non. Un joueur peut valider la proposition ou non. Plus les mensonges sont découverts et plus les joueurs cumulent des cartes alcools devant soit. La partie se termine quand un joueur a devant soi tous les alcools différents ou 3 identiques.

Faisons une petite pause et parlons du trophée Educaflip remis à 3 jeux, mercredi soir. Le jury, composé d’un groupe d’enseignants du primaire vont sélectionner 10 titres ayant des vertus éducatives et pouvant être introduit facilement en classe. La cérémonie présentait les 3 vainqueurs et invitait des acteurs importants de l’éducation nationale mais aussi une initiative géniale proposée par l’entreprise : le cartable ludique aux écoles de France. Voici, en vidéo, la cérémonie :

https://www.facebook.com/festival.jeux.Flip/videos/1176883750863573

Je vais faire une pause pour le moment avant de rédiger la suite de cet article prochainement.