Vendredi, malgré la concurrence de la soirée ouverte au public de la ludothèque de St André les vergers, vous avons joué au centre Renée Peltier et nous avons eu l’occasion d’accueillir Alice. J’espère que tu as apprécié « notre ludique compagnie »… Alors à quoi avons nous joué ?

Deux titres dont je vous ai déjà parlé :

Fromages : jeu pas encore localisé en France. Une extension sur les fromages italiens est actuellement en précommande sur KS. https://www.kickstarter.com/projects/roadtoinfamy/formaggio?lang=fr

Mais aussi Mycelia qu’on avait déjà joué le 21 février 2025.

Je vais vous parlé avec un peu plus en détails de la course vers l’El dorado jeu édité par Ravensburger du grand Reiner Knizia.

Cet auteur, multi primé, se frotte, avec ce titre, au deckbuilding. L’objectif est de faire parcourir un explorateur sur un plateau central. Vos cartes, jouées de manières traditionnelle, vont vous faire avancer de régions en régions ( la carte « machette » pour parcourir la jungle, « pagaies », pour la rivière…).

Voici les quelques cartes de son deck de départ.

Comme dans tous les deckbuilding, on peut, par la suite acheter des cartes plus puissantes dans un tableau de « cartes améliorations ». Avec une petite différence, on n’est pas exactement dans Dominion, on peut décider de garder autant de cartes pas utilisées dans sa main pour les prochains tours. L’ensemble n’est pas révolutionnaire, c’est vrai, mais les blocages sur le plateau en font un jeu de course agréable et simple.

Voici une présentation du jeu par la chaine tu joues ou quoi !!! :

Sur l’internet, la chaine un monde de jeux propose, la semaine prochaine, de vous faire découvrir 12 jeux à sortir dans l’année. C’est les sabliers d’or.

Voici la liste de ces 12 sélectionnés https://www.boardgame.fr/2025/03/24/les-sabliers-dor-12-jeux-selectionnes-et-dates/

Une émission qui explique le déroulé de cet évènement ludique :

Et on se retrouve demain au festival de Marigny le chatel : 3ème édition.

Pour ce vendredi nous sommes passé de jeux possédant un visuel très adulte à quelque chose « de plus cartoon » au fur et à mesure que le temps passe… à minuit le visuel était proche d’un dessin tout mignonnet d’un enfant.

Parlons très rapidement de 4 jeux de cette agréable soirée :

Brass Lancashire propose aux joueurs de travailler sa stratégie dans l’Angleterre du XIXème siècle. Il faut redoubler d’effort en développant des Filatures de coton, des Mines de charbon, des usines sidérurgiques, des Chantiers navals et des Ports.

C’est un jeu de Marin Wallace de développement économique et de gestion de main parfaitement équilibré. L’idée est de jouer 2 cartes parmi 8 et on refait sa main à 8 à la fin de son tour à partir d’un deck commun.

Plus d’information sur ce ludochrono :

Ensuite nous avons ressorti un classique de l’association : Kingsburg, dans sa 3ème edition. La partie s’étale sur 5 années, elle-même décomposé en saisons.

L’idée est de soudoyer des personnages de la cour du roi afin de récupérer des faveurs pour construire des bâtiments. En hiver, des hordes barbares nous attaquent d’où l’importance de développer ses défenses militaires. Mécaniquement, ce titre est relativement abordable et nécessite une bonne gestion de dés.

Une petite vidéo pour découvrir la règle de ce jeu en profondeur :

Continuons avec Grail Cup publié chez Matagot. Dans ce jeu de course d’environ 30min, vous devez rapidement récupérer le Graal. Illustré par John Kovalik et inventé par Bruno Faidutti vous imaginez bien les coups fourrés qu’on peut se balancer !

Les joueurs baladent leurs pions sur un plateau de jeu semé d’embuches. Dans une première phase, on récupère une carte personnage en draftant. Celle-ci va être révélée simultanément et va être joué selon un ordre d’initiative. Après cette résolution qui engendre des coups bas, les personnages sont déplacés (attention aux pièges). Ensuite on répète les étapes précédentes avec leur deuxième puis leur troisième carte personnage. Le tour se termine quand tous les joueurs ont joué leurs 3 cartes personnages. Un nouveau tour commence avec un nouveau draft. Il faut aimer l’humour et l’interaction méchante.

Pour terminer, nous avons joué à Booo ! Jeu familial où on incarne un fantôme. L’objectif est de rejoindre le plus vite possible un pensionnaire d’un manoir en passant par des murs (ayant tous une couleur attribuée). Le premier à avoir trouvé un chemin arrête la manche en annonçant la couleur de murs qu’il utilise. Si son itinéraire est bien correct, il remporte la manche et s’empare du client fraîchement traumatisé. C’est familial et ça pique les yeux quand on commence la partie à 1h35 du matin !

Retour dans notre salle au centre Renée Peltier ce vendredi et retour du froid également qui a démotivé quelques membres … Et oui Béatrice, on t’a dénoncé !

C’était aussi, pour nous, la joie de retrouver Avril qui a quitté la région Troyenne l’année dernière…

Mais parlons « jeu » avec un thème étrange cette semaine : Il s’agit d’Apiary

Apiary est un jeu publié par Stonemaier Games (et donc doté d’un matériel fantastique) qui est basé sur la pose d’ouvriers ou plutôt d’ouvrières issues d’une ruche ! Toutefois, ces abeilles sont spatiales, et oui !

A son tour, un joueur a le choix d’envoyer une abeille sur le plateau ou récupérer toutes ses abeilles déjà posées sur son plateau amarrage (augmentant ainsi leurs forces).

Question « actions », comme nous avons des abeilles spatiales nous pouvons déplacer notre vaisseau « reine mère » pour coloniser un autre astre. Nous avons l’éternel collecte de ressources, amélioration de la ruche, transformation de ressources rares (miel et cire) afin de prévoir des coups plus puissants. L’originalité du titre vient du fait que nos abeilles possèdent 4 forces différentes… Plus elles sont balaises et plus l’action est puissante. Il faut également gérer le tempo de ses ouvrières en tenant compte de leur hibernation (moment où elles reviennent à un niveau 1).

Voici une courte vidéo de présentation du jeu par Matagot qui localise le jeu en France :

Et si les abeilles ne vous rebutent pas, il existe d’autres jeux plus familial basés sur ce thème (avec la sf en moins)

Beez est un jeu publié par Next Move où l’objectif est de déplacer une magnifique abeille de fleur en fleur pour aller récupérer du pollen. Celui ci est stocké sur nos alvéoles. Le jeu s’explique en 5min et le matériel est magnifique (notamment notre abeille et ses capacités de déplacement sur son socle).

Continuons avec un jeu éco conçu chez Opla dans sa gamme nature : Pollen. C’est un jeu de carte à 2 qui permet l’affrontement entre des bourdons et des abeilles pour la pollinisation des fleurs. On peut rapprocher ce titre à la famille de Shotten totten.

Enfin terminons notre voyage « des abeilles dans les jeux » avec Alvéola, premier jeu du jeune éditeur Two Manta games. Les joueurs doivent collectivement agrandir une ruche centrale où les tuiles se superposent. Loin d’être un coopératif, ce jeu familial vous permet aussi d’envoyer des frelons sur vos adversaires.

On peut en citer d’autres… Venez nous faire découvrir d’autres jeux avec des insectes… Pour info, l’excellent Myrmes va être édité à nouveau chez Bombyx prochainement !

Vendredi 7 Mars, c’était la soirée commune « pose ta tuile » avec Arts et jeux Sancéens.

Comme toujours les tables étaient bien fournies et l’ambiance au top… Voici un petit pèle mêle de photos prises par Olivier (Membre des Sancéens et rédacteur de l’excellent site de tests :  undécent.)

Pour ma part, j’ai notamment eu le plaisir de me retrouver avec 4 autres comparses (Arnaud x2, Loïc et Bruno) autours d’un jeu qui a fait date dans le ludique Allemand : Alhambra. Nous nous excusons auprès de nos voisins mais notre table a été bruyante alors que le jeu ne génère pas trop cela naturellement.

Graphiquement, on se retrouve avec un jeu d’un classique qui est caractéristique de l’époque. De plus, son éditeur Queen Games, a su nous imprimer une règle à faire saigner les yeux : petit carton carré au lieu de tuile, c’est formidable !

L’objectif est de construire son Alhambra à partir de 4 monnaies : les devises. Globalement, ce jeu de Dick Henn est un jeu de majorité et de décomptes multiples.

A son tour, un joueur peut prendre des cartes « devise » d’une rivière ou acheter un bâtiment pour placer sur sa zone de jeu. Ces fameux bâtiments disponibles (4) sont placés sur un plateau central à coté d’un montant à atteindre par monnaie. Le joueur majoritaire par couleur de bâtiment va scorer plusieurs fois au cours de la partie lors de décomptes aléatoires. Il faut également bien gérer l’étendu d’une muraille… Plus cette dernière est vaste et plus les points sont importants. On se chicane, on peste car son adversaire a pris le bâtiment convoité avant soi…

C’est réellement un classique qui n’a pas pris une ride (à part son illustration. Pour info,nous n’avons pas fait une partie sur la version rééditée.). Il a gagné le Spiel des Jahres en Allemagne et l’As d’Or à Cannes en 2003 preuve de sa qualité.

Voici deux émissions qui parlent de ce jeu magnifique (mais avec de l’aléa présent) pour ceux qui veulent pousser l’analyse

Le podcast Proxi-jeux :

L’émission Archeolojeux de Pénélope et Polgara

Séance en petit comité ce vendredi mais on espère avoir accueilli au mieux, Loïc…

Quoi de mieux que de lui proposer une belle assiette de charcuterie et de fromage (en carton) pour démarrer la soirée ! En effet, dans ce jeu de collection, l’objectif pour les joueurs est de collecter des tuiles et de les positionner sur une assiette de manière intelligente afin de remporter le maximum de points de victoire vis-à-vis d’objectifs communs et cachés. Je vous en avais rapidement parlé la semaine dernière. On peut se questionner sur l’intelligence de présenter du saucisson à coté de fruits comme de la mure ou de la perditance culinaire de mélanger de l’houmous avec une sauce blanche pour déguster du bleu… Un jeu surement d’origine anglaise !

Pour compléter la soirée, nous nous sommes lancés dans un Terraforming mars expédition Arès. Dans cette version « jeu de cartes », l’objectif est un peu le même que son ainé : Rendre la planète Mars habitable en augmentant la quantité de dioxygène de l’atmosphère, augmenter la température, construire des infrastructures, générer des océans et des forêts…  Rien que ça me diriez-vous ! Et encore, vous n’imaginez pas faire ça avec une migraine ophtalmique pour Pierre ou en étant interrompu par Raphael toute les 2min avec ses questions idiotes (je peux être agaçant, désolé les copains) !

Mécaniquement les joueurs vont sélectionner, en début de tour, une carte action parmi 5 différentes. Lors de la résolution, toutes les actions choisies vont être résolues une fois par tous les joueurs… Ceux qui ont voulu l’action bénéficieront d’une bonification. Cette mécanique qui permet des tours simultanés très dynamiques était déjà vu dans le classique Race for the Galaxy. On peut citer comme action : la pose de cartes de couleur particulières, les actions de terraformation, la production de crédits et de ressources (chaleur, végétations…) mais aussi la pioche de cartes. Bruno et David ont, comme d’habitude géré leurs corporations de manière habile en scorant un maximum en fin de partie… Mais c’est Loic qui a su nous coiffer au poteau dès le début de la partie… On risque de lui faire payer une cotisation supplémentaire pour cette première humiliation ludique alors qu’on le connait peu…

La semaine prochaine, rendez-vous avec nos confrères : Arts et jeux Sancéens pour une soirée jeux de tuiles ouverte au public.

Sinon, en ce moment, c’est le festival des jeux de Cannes… L’as d’or a récompensé les jeux suivants entrainant toutes les polémiques qui vont avec… A croire que la bienveillance du monde ludique de gomme avec les années qui passent…

La couverture du salon a été excessivement bien couverte par les influenceurs ludiques. Le site un monde de jeux a reçu les plus grands éditeurs francophones pour décrire leurs line-up de l’année :

Ce soir, c’était l’AR annuelle de l’asso. Le compte rendu de la séance vous sera envoyé par mail prochainement. Mais nous ne sommes pas des spécialises de la réunionnite, notre spécialité c’est le ludique, c’est pourquoi quelques jeux ont été pratiquées pour terminer notre soirée…

Je vous propose de vous en présenter 2 :

Mycelia the strategic mushroom game possède un homonyme édité par Ravensburger (je vous en avais parlé. Il s’agit d’un deckbuilding malin). Ce jeu initié, un peu abstrait cherche à simuler le cycle de vie d’un champignon. Il a été financé l’année dernière sur KS (lien de la page https://www.kickstarter.com/projects/splitstonegames/mycelia-the-strategic-mushroom-board-game/description?lang=fr) .

Dans ce titre, il faut répandre des spores sur un plateau graphiquement impeccable, mais aussi grandir et se décomposer. La mécanique principale consiste à choisir 2 actions parmi 6 différentes (piocher des cartes afin de faire pousser des nouveaux champignons, étendre le plateau central, déplacer son champignon principal afin de bloquer l’adversaire.). Le lancement de vos spores doit compenser le sens du vent (simulé par un lancer de dé). Un vrai combat de territoires sous le signe des champignons avec un plateau graphiquement impeccable et des illustrations de cartes proche de dessins d’un livre de botaniste.

2ème jeu avec un thème improbable édité lui aussi via la plateforme Ks : Charcuterie the boardgames (https://www.kickstarter.com/projects/th3rdworldstudios/charcuterie-the-board-game?lang=fr)

Dans ce jeu, plus court, vous devez dresser le plus élégamment possible une planche de charcuterie. La mécanique de ce titre repose sur 3 principes simples : la collection de tuiles et son placement à partir d’objectifs mais aussi la création de lots par un joueur et le choix de ses adversaires avant soi (I cut, you choose). On peut dire, en tout cas, que le thème est réussi mais attention à l’excès de cholestérol !

Nous n’avons pas que joué à des jeux sur le thème de la nourriture… Il y avait aussi

Empire’s End est unjeu de société et de cartes avec mécanisme d’enchères inversées et de combinaison de cartes

Et le classique Smallwords jeu de conquête de territoire où il faut gérer une succession de peuples (dont certain sur le déclin). Réédition de Vinci.

Ce vendredi 7 Février était propice à des duels autours de bouts de carton et de pions à de regarder dans le blanc des yeux pour remporter une victoire pas toujours facile… Passons rapidement en revue les quelques jeux de la soirée…

Petit focus sur un grand ancien : Ballon cup édité chez Kosmos en Allemagne et chez Tilsit en France. Une aire de jeu de 4 tuiles est présente au milieu de la table, sur celle ci un certain nombres de cubes.. Les joueurs doivent ensuite placer des cartes devant une tuile soit dans sa zone, soit dans la zone adverse. En fonction du type de tuile (montagne ou plaine), on doit faire le plus petit ou plus grand score pour remporter un cube. Un sérieux concurrent à Shotten totten.

Élever des moutons vous tente ? C’est ce que propose la version ramassée d’Agricola avec Agricola : les fermiers des Landes. Trois ouvriers agricoles vous aident à vous occuper des animaux dans votre ferme. Lors de chaque tour, vous placez vos ouvriers à tour de rôle sur les cases à votre disposition pour clôturer des pâturages, construire des stalles et des étables, et améliorer votre ferme. A l’issue de la partie, le joueur qui a le score le plus élevé remporte la victoire.

Parfois faire simple est compliqué en game design. Et District noir est un jeu extrêmement minimaliste et intelligent. Repéré en son temps pour l’As d’or, une partie dure 15 minutes et propose aux joueurs de gérer habillement une main de cartes pour en collecter suffisamment afin de viser la victoire.

Quelques jeux abstraits ont été joués comme Donut’s. On peut aussi citer Hive où l’objectif est de placer habilement des tuiles insectes (avec chacun des effets différents) afin de capturer la reine abeille adverse. Comme souvent dans ce type de jeu, les contraintes de pose sont multiples et engendre un petit casse tête amusant.

Les jeux d’affrontement sont l’occasion de sortir des jeux avec des cartes à effet. C’est le cas de Gosu X. L’objectif est de construire une armée après avoir drafter des clans en début de partie. Il faut poser une carte dans son armé afin d’obtenir la suprématie sur son adversaire. La première version mettait en lumière des gobelins teigneux… Cette version colle plus à l’univers d’Immortel 8… jeu édité par ce même éditeur.

Uwe Rosenberg a également crée un classique dans le jeu à 2 : il s’agit de Patchwork. L’objectif est de placer astucieusement des formes géométriques sur un plateau personnel sans laisser de trous. La mécanique centrale et originale est lié à la manière dont on récupère une tuile. Il faut gérer ses boutons, son temps (on joue tant qu’on est derrière son adversaire) et son plateau qui représente les tissus qu’on assemble. La durée de partie reste courte et un peu casse tête.

La mode est aux adaptations des jeux en Duel et ça ne va pas se terminer avec l’adaptation de Celestia, Azul ou encore living forest pour 2025. Mais si une adaptation à 2 a été réussie, c’est bien celle de Splendor. L’intérêt principal imaginé par Bruno Cathala est d’avoir rendu la prise de tuile et des conditions de victoires multiples par rapport à son ainé pour ajouter de l’interaction entre les joueurs.

Dans une soirée, il y a toujours des petits malins qui ne respectent pas le thème et donc des joueurs n’ont pas fait que des duels. Un groupe a joué notamment à :

Planet Unknown :

Forêt mixte

Ou Château combo :

Séance en petit comité, pour cette fois… mais l’occasion pour moi de vous reparler ou présenter deux titres.

Les jeux de l’éditeur Igiari ne me laisse jamais indifférent. Non parce que son gestionnaire a le même prénom que moi. C’est plutôt parce qu’il sélectionne toujours des titres ayant un profil bien particulier : soit des jeux abstraits pour 2 joueurs (RRR, Onitama) soit des jeux à forte interaction (Intrigue, Overseers, Russian Roulette…). La Habana fait partie de cette 2ème catégorie.

Il s’agit de la réédition d’un jeu édité initialement par Filosofia. Reinhard Staupe, son auteur, avait préalablement inventé le jeu Cuba beaucoup plus proche du jeu de développement que celui-ci. La Habana s’apparente plus à Citadelle qu’autre chose.

Votre objectif est d’atteindre un certain nombre de points de victoire (lié au nombre de joueurs) en construisant des bâtiments présents sur un marché central.

A votre tour, les joueurs sélectionnent 2 cartes permettant des actions. Sur ces 2 cartes, une sera conservée pour le tour suivant permettant ainsi d’anticiper ce que font les adversaires. Chaque carte possède un numéro et les 2 combinés détermine l’initiative du tour.

En partant du plus petit au plus grand score d’initiative, les joueurs vont résoudre leurs actions et possiblement acheter les cartes bâtiments placées aux extrémités des 2 lignes centrales. Les ressources sont relativement rares si bien que des cartes permettent de voler ses adversaires… Jouer en 1er est souvent moins efficace mais permet d’être protéger de ses adversaires. Vous avez compris, j’espère, la dynamique globale proposée. Voici un ludochrono qui explique, sans doute, le jeu mieux que moi :

La nouvelle édition proposée par Igiari gomme l’aspect « sage » de la précédente édition qui présentait un jeu éloigné de ce qu’il était réellement.

David, bien que pas emballé par ce type de mécanique a su déjouer toutes les ruses de ses adversaires notamment le vil Bruno qui remportait toujours l’initiative.

Le prochain numéro de Plato magazine a mis en une ce titre. L’occasion, pour vous, d’en découvrir un peu plus.

Continuons avec un jeu de chez Blue Orange. Cet éditeur distributeur français est essentiellement adepte de jeux simples et familiaux… Pourtant, faire simple n’est pas toujours si facile et Lost Seas propose un casse-tête agréable. La mécanique de sélection de tuile proposée par Johan BENVENUTO et Alexandre DROIT ne révolutionne pas le genre. Un joueur actif tournant à un choix de tuiles parmi une rivière de N tuiles + 1 (N étant le nombre d’adversaire). Le renouvellement de la pioche se fait dès qu’il ne reste plus qu’un choix et le 1er joueur tourne.

Là où Lost Seas est malin, c’est son début de partie. En effet, les joueurs doivent construire une grille de 16 tuiles avec aux extrémité des conditions pour remporter des points de victoire. La mise en place propose aux joueurs de sélectionner ses objectifs et construire sa grille. Pour chaque ligne, 2 niveaux de difficulté sont proposés.  Prenons quelques exemples d’objectifs : avoir 2 krakens et 1 bateau strictement dans cette colonne, ne pas posséder de rochers sur cette ligne, être majoritaire en maelstrom dans cette colonne ou encore avoir strictement 10 éléments dans cette ligne… Au fur et à mesure que le jeu avance, on râle, on embête les autres, on se creuse la tête en abandonnant ses objectifs. Simple et agréable. Voici une vidéo pour voir l’ambiance autour de la table :

Dans l’actualité de la semaine, c’est bien sur la nomination des As d’or. Moins une évidence que l’année dernière, les débats peuvent faire rage entre chaque jeu. Voici l’article de ludovox sur le sujet. https://ludovox.fr/as-dor-2025-les-jeux-selectionnes/

Enfin notons la longue interview de Phal qui revient sur la fin de Tric trac. Pas toujours d’une modestie folle, son échange a le mérite de montrer que l’homme est le roi de l’analyse. De plus, je ne vais pas le cacher, ma passion du jeu a grandi grâce à Tric trac.

A la semaine prochaine pour notre soirée commune avec Arts et jeux Sancéens.